
On ne sait jamais ce que la vie nous réserve. Par conséquent, les projets peuvent changer en cours de route. La maladie incite à voir le monde autrement avec plus de philosophie et d’amour.
Le chanteur des Dead end Kings s’éclate totalement dans ces concerts. Il se donne à 2000%. Et bientôt, il va même enregistré un album aux Etats-Unis. Mais un jour, Jean a une quinte de toux un peu particulière. Du sang se retrouve dans sa main. Il laisse passer un peu et reprend son quotidien avec sa chérie et son chien. Par acquis de conscience il prend rendez-vous chez le médecin. Seulement, il ne s’attendait pas du tout au diagnostic suivant : « C’est un cancer ». C’était la chance de sa vie d’enregistrer un album et aux US. « Et c’est juste de votre vie qu’il est plus jamais question ». Par conséquent, il commence très vite son traitement. Son corps lui fait comprendre qu’il subit une épreuve non négligeable. Son voisin de chambrée n’est pas des plus aimables. Son groupe enregistre sans lui et il sent qu’ils s’éloignent de lui. Heureusement que les tensions s’apaise à l’hôpital avec Franck. Lui aussi combat un cancer persistant. Ils deviennent les meilleurs amis du monde. Ensemble, ils vivent des aventures incroyables et pleines de sourires.

L’homme étoilé s’est fait connaître grâce « À la vie ! » paru en 2020 et « Je serai là ! » en 2021, chez Calmann-Lévy. Son nom d’artiste lui vient de Blanche, une vieille dame peu loquace qu’il a rencontré dans le cadre professionnel. Il est infirmier aux soins palliatifs. Il côtoie quotidiennement la mort. Pourtant, cela ne lui plombe pas le moral. Au contraire, il décide d’évoquer le sujet avec bonté, humour et bienveillance. A nouveau dans « Je suis au-delà de la mort! », il parle du combat contre la fatalité et aussi sa passion pour la musique. Le personnage principal lui ressemble étrangement. Il distille avec beaucoup d’élégance la force de l’amitié, du partage et de la résilience. Même l’hôpital à l’air chaleureux avec du personnel disponible, souriant et presque pédagogue. Le trait très réaliste, tout en rondeur, nous fait penser à « Spirou » ou « Théodore Poussin ». Au moins, il pourra toucher un public plus large et de tous âges. Les couleurs d’Hélia apportent beaucoup de délicatesse. Il va à l’essentiel sans se préoccuper de détails inutiles. On est là pour nous toucher direct au coeur, nous faire prendre conscience des choses importantes. Parfois, c’est nécessaire qu’on nous le rappelle.
Une bande dessinée qui ose parler du cancer, de l’hôpital et de la maladie. Il n’y a pas de raison de tabou, il faut mettre des images et des mots.

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