
La situation est de plus en plus tendue en ville. Les messages illégaux se font entendre des habitants. Un vague espoir de révolte se fait entendre. Mais est-ce assez pour espérer le début d’un changement?
4e de couverture
Les ténèbres ont recouvert la Terre. Le monde est gouverné par le diable… Ami est devenu le président du monde et règne depuis l’intérieur du mur d’enceinte de Tokyo. La majorité de la population croit en lui mais la résistance commence à s’organiser autour de la Reine des Glaces et s’apprête à prendre les armes. Personne ne semble pouvoir arrêter ce cauchemar mais l’espoir rayonne encore…

Mon avis
Ami est arrivé à son objectif en devenant le président de la Terre. Il arrive même à faire croire qu’il risque d’y avoir des extraterrestres qui vont attaquer la planète. Heureusement que deux équipes luttent pour changer les choses. Difficile de le faire car la police surveille tout. La liberté d’expression est interdite surtout si elle s’oppose au pouvoir en place. Les moyens de diffusion sont d’une grande complexité. Cela se limite à des messages à la télévision tardivement dans la mire ou diffuser des chansons à la radio illégalement. On retrouve les deux enfants du tome précédent qui vont devoir se séparer. L’un rejoint des amis et l’autre rejoint une la résistance. Un espion les a intégré et leurs plans sont connus. Cela ne suffit pas à arrêter une prochaine révolte qu’importe les morts. Une date clé doit rester en mémoire à travers les générations. Dorénavant, il faut se préparer dans la plus grande confidentialité.
Les rares traces du passé comme un journal oublié deviennent les uniques éléments d’une vérité de l’Histoire qui a totalement disparu. Quand un dictateur prend le pouvoir, il efface ce qu’il y avait avant lui pour s’imposer comme une évidence. Il réinvente un discours qui légifère son attitude. Personne ne remettre en causes ses choix, ses décisions… qu’importe si votre famille a été séparé ou si des proches sont décédés. Une fiction qui rappelle bien des faits réels qu’il vaut mieux parfois oublier. La cruauté de l’Homme n’a pas de limite.
Naoki Urasawa ne va pas donner toutes les informations d’un coup. Ce n’est pas le genre de la maison. Par conséquent, nous avons le droit à un voyage dans le temps. Otcho se remémore son passé derrière le mur. Ami s’amuse à faire disparaître la société en les incitant à s’entretuer. Des gens avec un masque à gaz dépose un vaccin à un individu ou une famille. Pour l’avoir tous les autres sont prêts à tout comme tuer sans vergogne. En ayant le médicament, ils ont une chance de revoir leurs proches derrière le mur. La mort se répand partout par la folie qui touche les individus. La solidarité, le partage, la bienveillance deviennent des utopies. Comment croire encore en l’humain après ça? Otcho a bien du mal. Et son voyage ne lui a guère permis de modifier son opinion. Son attitude aura t’elle un impact sur la suite? Nous voilà encore titiller pour en savoir plus. A chaque dernière page, on se rapproche de la fin. Qu’est-ce qui va nous être dévoilé?
Un tome qui nous donne de nouveaux éléments pour mieux nous troubler. Jusqu’où le mangaka va nous mener?
L’avis Les Blablas de Tachan : « Avec ce nouveau tome de présentation – transition, Urasawa nous présente un nouveau monde dystopique fragmenté et totalitaire qui fait froid dans le dos, où un homme tout puissant a fait des ravages, où la population est sous cloche ou rejetée, où un virus et son vaccin font des ravages sur les liens entre les gens. C’est puissant et pertinent et le fait que la musique soit appelée à être l’un des derniers remparts est une idée lumineuse qui me plaît beaucoup. »

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