
Mamette a eu une jeunesse des plus étonnantes. Sa mère l’a laissé à ses parents pour retrouver son père. Les choses ne vont pas se dérouler comme prévues.
4e de couverture
Une enfance à la ferme dans les années 30. Mamette n’a pas toujours eu 80 ans! Avant d’être la grand-mère gentille et souriante que tout le monde aimerait avoir dans sa famille, elle a été une petite fille, avec un sacré caractère! C’était il n’y a pas si longtemps, et pourtant… c’était dans un monde où il n’y avait ni téléphone portable, ni Internet, où l’on écoutait les feuilletons à la radio et où l’on récitait des leçons de morale à l’école… La préhistoire! Une époque difficile pour la jeune Marinette que sa mère confie à ses grands-parents, dans la ferme familiale, à la campagne. Entre les moissons d’été et l’élevage des chèvres, elle va se faire de nouveaux amis et rencontrer le futur grand amour de sa vie. Autour d’eux, même si on va bientôt profiter des premiers congés payés, une guerre se prépare…

Mon avis
On est tombé sous le charme de Mamette, une adorable mamie. Nob revient avec son héroïne. Cette fois, c’est sa jeunesse que l’on découvre. Avant, elle a été une petite fille adorable, curieuse et aimante. Sa mère a du la laisser à ses parents pour une durée illimitée. L’enfant espère que sa maman va se rabibocher avec son papa. L’innocence est adorable et touchante. Surtout qu’elle doit s’adapter à ce nouveau cadre de vie. La campagne c’est un tout autre univers que la ville. Même si papi et mamie sont assez gentils cela ne fait pas tout. Le grenier est froid, peuplé de souris avec un matelas de paille. Sa tante n’est guère commode. Elle est jalouse de sa soeur qui a épousé son amoureux. Dorénavant, la voilà aigrie, vieille fille vivant auprès de ses parents, seule.
Marinette prend des responsabilités assez vite et c’est compliqué. Une réflexion blessante et elle se sent mal, pleure. Un jour le mot de trop la pousse à s’enfuir. Ce premier tome s’achève là dessus. Avant de retrouver notre Mamette se baladant avec une copine inlassablement mécontente. Impossible de ne pas être sous le charme de cette naïveté si honnête. La vie à la ferme est difficile. On élève des lapins pour les manger. Les poules pour récupérer leurs oeufs. Les chèvres pour leur lait. Et tellement d’autres choses qui demande de prendre du temps et de l’implication corporelle. De nombreuses grands-mères ont raconté des récits à leurs petits-enfants. L’école n’est pas utile pour s’occuper des animaux, contrairement à la cuisine, le jardinage, la couture… et trouver un mari. Une vision du monde réaliste d’une époque pas si lointaine. Donc on pourrait dire que cette bd peut s’offrir autant à des enfants que des grands-parents. Et en plus, l’ouvrage se prête facilement entre génération pour inciter à la discussion.
Une adorable lecture, joyeuse et pleine de tendresse. Une bd transgénérationnelle qui raconte le monde d’avant.

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