
Un inspecteur est appelé sur les lieux d’un crime. Malheureusement, ce n’est pas un bon jour pour lui. Il fait de son mieux pour étudier le site.
4e de couverture
Chargé de résoudre un crime, un enquêteur de mauvaise foi dialogue avec un mystérieux écho. Une Patte de mouche oubapienne signée Thomas Gosselin.

Mon avis
Lire une bd de la collection Patte de Mouche de l’Association est toujours une aventure. Le fait de devoir raconter une histoire en 11 pages sur un petit format est un exercice. On pourrait dire que cela est un exercice digne de l’oupabo. Thomas Gosselin a décidé d’utiliser les codes du polar pour son aventure. Il commence avec l’image d’un homme ayant un gros mal de tête qui rentre dans une pièce sombre. A t’il trop bu la veille? Est-ce une façon de mieux contraster intérieur et extérieur? Il doit faire son taf. Le voilà face à un cadavre. Détrompez-vous, vous ne menerez pas l’enquête. L’intérêt se fait sur le monologue du personnage principal. Car un écho lui vient en réponse et permet des jeux de mots cocasses. Ce dernier reprend les derniers mots et en propose un autre sens. Le bédéaste s’amuse de la polysémie, du détournement. Impossible de ne pas y voir le jeu marabout, bout de ficelle… On se concentre d’ailleurs que sur cela. Donc si vous voulez trouver le meurtrier passez votre passage. On joue avec les codes pour mieux les détourner et vous dérouter. Une ou deux références à des classiques se font ici ou là. Etes-vous prêt pour ça?
Une lecture déroutante qui incite à penser autrement.

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