
Simon ne grandit pas vraiment dans un cadre bienveillant. Son père est alcoolique. On se moque de lui à l’école. Peut-être que gagner à la course hippique pourrait tout changer?
4e de couverture
Simon, un jeune anglais de 14 ans un peu rondouillard, est constamment l’objet de moqueries de la part des jeunes de son quartier, et il est recruté pour toutes sortes de corvées. Un jour où il fait les courses pour une diseuse de bonne aventure, celle-ci lui révèle quels vont être les gagnants de la prestigieuse course de chevaux du Royal Ascot. Simon mise alors secrètement toutes les économies de son père sur un seul cheval, et gagne plus de 16 millions de livres. Mais quand il revient chez lui, Simon trouve sa mère dans le coma et la police lui annonce que son père a disparu. Étant mineur, Simon ne peut pas encaisser son ticket de pari. Pour ce faire, et pour découvrir ce qui est arrivé à sa mère, il doit absolument retrouver son père. Au terme d’une aventure riche en péripéties et en surprises, Simon, l’éternel perdant, deviendra un gamin très débrouillard.

Mon avis
Quand on regarde la couverture, on ne devine pas vraiment ce que l’on voir dedans. Pourtant les points sur la couverture sont assez explicite. Pourquoi vouloir faire des visages précis et détaillés quand un point suffit? Ca déroute très vite d’avoir juste des points et des lignes pour t’indiquer qui parle et où. Il faut quelques pages tout de même pour s’acclimater à cette forme ultra-singulière. La dyslexie lui a permis d’inventer une autre façon de raconter. D’ailleurs, cela doit pour ça qu’il a reçu un fauve d’or en 2023.
Le bédéaste suisse parle d’un fait de société assez ordinaire. Une famille assez pauvre avec un homme alcoolique qui dépense l’argent du foyer dans les jeux. Simon, le petit garçon rondouillard se fait harceler et racketter à l’école. Un jour, il se trouve dans l’obligation de voler de l’argent familiale pour qu’on lui fiche la paix. Une voyante lui conseille d’aller jouer au course hippique pour gagner plus d’argent. Entre temps, son père tapasse sa mère à mort. Elle est emmené à l’hôpital et est plongée dans un profond coma. Le gamin est placé. Comme il a gagné aux courses 16 millions de livres, toutes les solutions devraient être dans l’argent. Mais comme il est mineur, il ne peut récupérer son gain. Son père peut lui permettre de le récupérer. Sauf qu’il est en fuite puisque c’est lui qui a frappé sa compagne. Pour de l’argent, il est prêt à tout, même laisser tomber son gamin. De toute façon, biologiquement ce n’est pas le sien alors il s’en fou. C’est cruel et si humain. L’argent n’est-il pas suffisant au final? Simon gagne un père génétique prêt à assumer ses responsabilité après quelques années.
L’histoire ressemble à un fait divers mis en récit. Famille dysfonctionnelle, argent, violence, alcoolisme. On peut se demander s’il fallait tout ça pour ça. Même si j’adore le rebondissement de fin. Le lien entre l’aventure et une baleine était improbable et très drôle. Heureusement qu’il y avait cela car on avait besoin de quelque chose de plus dynamique et plus étonnant. Et il faut apprécier qu’il n’y a pas de fin. Une lecture qui risque de décontenancer les puristes et les daltoniens. Peut-être emprunter le livre à la médiathèque pour être certain que l’ouvrage doit être intégré à votre bibliothèque personnelle.
Un ouvrage atypique qui déroute et surprend. Etes-vous prêt à relever le défi?

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