Changement de statut pour le cow-boy solitaire. La tête de Lucky Luke est mise à prix, ce qui enchante de nombreux criminels. Par conséquent sa tranquillité est remise en cause contrairement à serviabilité.

4e de couverture
Lucky Luke, qui vient d’être attaqué par un chasseur de primes, apprend que sa tête est mise à prix !
À peine a-t-il le temps de digérer la nouvelle qu’il vole au secours de trois sœurs aussi belles qu’intrigantes, en bien mauvaise posture avec leur convoi de bétail. Gentleman comme toujours, Lucky Luke propose de les escorter jusqu’à leur destination finale ; il ne se doute pas de ce qui l’attend… Cinq ans après L’Homme qui tua Lucky Luke, Matthieu Bonhomme renoue avec le cow-boy le plus célèbre de la bande dessinée…

Mon avis
Quand on regarde la couverture, on constate bien qu’il y a quelque chose de très différent par rapport aux tomes précédents. Il y a trois femmes aux côtés du cow-boy. Les nanas restent assez peu présentes dans ces histoires de far West. Tout de même beaucoup plus que dans les histoires de Tintin. Pour la peine, nous avons le droit à trois femmes, très belles, très différentes et qui savent se servir d’une arme à feu. Le brave Lucky Luke va les aider à arriver à leur objectif pour lancer leur commerce. Rien ne se passe comme prévu car le héros est poursuivi par des criminels. Sa tête est mise à prix. C’est lui dorénavant qui est à la place de ceux qu’il poursuit habituellement. Cela amène forcément à des situations cocasses. Surtout que chaque demoiselle tente sa chance et se prend un vent royal.

Les fans de la première heure de Lucky Luke vont être surpris. Le graphisme est plus libre et moins léché. Les couleurs en aplat apporte plus de peps qui chatouille la rétine. Même le gars n’a pas la même attitude, ne parle pas de la même façon. Pourquoi un héros ne pourrait-il pas changer dans le temps? Les êtres humains changent eux au cours de leur vie. Les héros de notre enfance ont eu aussi le droit de sortir du frigo. Et après, il y a une nuance entre lire les aventures du cow-boy et conserver précieusement le tome dans sa bibliothèque personnelle. En effet, c’est original, cela change et il y a un peu d’humour. On aurait aimé des échanges piquants avec Jolly Jumper. Mais au moins c’est moins simplet que les scénario d’Achdé. On passe un bon moment avec son lot de méchants, d’indiens, de vaches et bien entendu des nénettes qui n’attendent pas forcément un mari pour être indépendante.

Une lecture sympathique et pas du tout mémorable qui nous montre qu’un héros est intemporel.

L’avis de Belette : « Anybref, cet album sent bon le western, le vrai, l’original, celui qui reste, malgré tout, familial. Nous ne sommes pas dans le réalisme d’un Bleuberry, pourtant, j’ai trouvé cet album plus sérieux, plus mature que les originaux ou ceux repris par Achdé. »

Laisser un commentaire