
En période de guerre, il ne faut jamais négliger aucune technique qui permettrait de gagner plus vite. Qu’importe si tout l’état major n’est pas convaincu. Uniquement, le résultat compte surtout si l’on peut compter les morts.
4e de couverture
Le Yamato est un petit pays en guerre contre la puissance militaire de Mars. Devant cette écrasante supériorité, la défaite de Yamato semble inéluctable. Même sur l’île de Gallé dans l’Océan Pacifique Sud, où se livrent aussi de féroces batailles, l’armée de Yamato est en pleine débâcle. Le sergent Tatsumi se bat pour la survie de son régiment qui se trouve dans une situation désespérée. Un jour, alors que toute lueur d’espoir semble éteinte, il voit tomber un « objet » nommé Kitetsu, largué d’un avion de transport…. Mikumo Seto obtient le prix de nouveau talent du magazine Mensuel Sunday en 2009. Après plusieurs one-shots, des histoires courtes et une première série en 2 tomes, l’auteur entame sa deuxième série : Bomba Boy en 2018, dont les traits bruts de pinceau, rappellent certaines séries comme Shaman King de Hiroyuki Takei. Le mangaka nous offre ici un récit de guerre auquel il a ajouté des éléments de SF rappelant les films de super héros. L’histoire explore également deux sentiments dominants chez le héros Kitetsu : la souffrance et le doute.

Mon avis
Mikumo Seto plonge directement le lecteur en plein coeur d’une guerre. Nous ignorons le contexte du conflit, la période, les pays, la durée… Est-ce si important au final? L’armée de Yamato se prend une râclée et les cadavres s’accumulent. Seul le sergent Tatsumi s’en sort et ce grâce à l’intervention de Kitetsu. Le gamin arrive à faire des choses très prodigieuses. C’est l’atout qui va changer la gagne de camp. Progressivement, on découvre que c’est une machine ultra-puissante dans le corps d’un enfant. « En le connectant au moteur à turbine d’un cuirassé, on lui injecte une quantité phénoménale d’énergie que le moteur Saotome est capable de compresser et d’accumuler en lui. Ce moteur développé par le professeur Haruchi Saotome du laboratoire de recherche de technologie de l’armée de terre, est devenu le coeur de Kitetsu. »
Impossible de ne pas faire le lien avec Astroboy. Sauf que le garçonnet ne se comporte pas comme tel. D’ailleurs, c’est un peu dérangeant. Comment a t’il été programmé? Et pourquoi est-il fonctionnel vraiment que 13 minutes? Bien entendu, ce timing bien précis sert à vraiment programmer les attaques précisément et faire aussi du running gag. L’adversaire connaît la faille de l’arme surpuissante. Que va t’elle faire par la suite pour déjouer ces attaques?

Les références culturelles proposées sont multiples par rapport aux formes des bateaux, des uniformes, des avions… Notre imaginaire est assez fournis en médium de guerre toutes époques confondus pour y mettre aussi bien la couleur et le son. Les fans de guerre risque de beaucoup apprécier car on a des conflits, des tactiques bien particulières et un robot surpuissant. Le mangaka évoque l’exploitation d’autochtone sur une île où s’est installé l’alcoolisme, la violence et le viol. Tout est acceptable pour gagner. Il ne manquerait plus qu’un peu de nucléaire pour rester dans l’air du temps. Peut-être que cela viendra par la suite. Pour la mise en page, c’est construit de façon assez dynamique, toutes les cases n’ont pas de pourtour noir, les tailles varient et rien n’est trop chargé. Les 208 pages se lisent assez bien et rapidement. Tout est posé pour que nous souhaitons aller plus.
Un manga de guerre, violent sans trop l’être, où l’humain réfléchit un peu à sa place.

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