L’écologie devient un sujet de plus en plus prégnant. Le jardin ne reste pas de côté. Philibert et Julie le prouvent en nous faisant découvrir la force incroyable de la nature grâce à la permaculture.

Julie, biologiste et militante écologiste rencontre Philibert, permaculteur, un jour pas comme un autre. La dame interpelle un agriculteur dans son champ : « Monsieur, par pitié, pourquoi labourez-vous? ». La réponse l’a déstabilise un peu. « Je laboure… euh…. car l’homme le fait depuis la nuit des temps. » Bien entendu, on voit le raisonnement. Toutefois, ce qui se pratiquait il y a plus de 50 ans ne se justifie plus forcément de nos jours. La culture a changé. On ne peut pas tout simplement dire que c’est du grand n’importe quoi. Cela mérite quelques explications, données avec le sourire bien entendu. En effet, cela réduit la productivité pour une raison assez simple, on étouffe le sol. On ne va pas s’attarder non plus sur les champs de monoculture à perte de vue. Avant de parler plus amplement de la permaculture, on la définit un peu. Le terme apparaît dans les années 1970 en Australie suite au combo sécheresse et grosse chaleur. Bill Molison et David Holmgren se fondent sur les bases posées plusieurs années plus tôt par le Japonais Masanobu Fukuoka. « Elle s’inspire de la nature pour développer des écosystèmes résilients, stables et durables. En résumé, la nature étant sacrément bien faites, autant la copier ». Et ce n’est pas si compliqué que cela à saisir et pour être certains de bien assimiler, il suffit de regarder/lire ce que font quelques références du milieu. Par la suite vient l’étape la plus difficile qui est de se lancer dans l’aventure. Elle sera composée de doute, d’échecs, d’énervement, de plaisir et de satisfaction. Il y a des solutions qui sont propres à certains types de sol, à certains climats, à certaines orientations sud/nord… Par contre, on n’évite de faire n’importe quoi, n’importe comment et n’importe quand. Il y a des règles à respecter selon les saisons comme le rythme des plantes. Ne pas oublier de comprendre comment fonctionne la terre pour mieux la nourrir et l’aider. Par exemple, vous croyez que la limasse et son copain l’escargot sont vos pires ennemis? Et s’il fallait changer son regard et considérer qu’il n’existe pas vraiment de nuisible. Il faut apprendre la coopération entre humains qu’importe sa taille et sa passion culinaire. Donc, essayez, trompez-vous, rester patient, observer, écouter, déguster et savourer l’émerveillement face à la beauté du monde.

Quand on voit une nouvelle publication de la collection Mâtin!, on se précipite dessus. Quel régal ces albums qui parlent aussi bien de féminisme, du plastique que de contraception masculine avec humour, sérieux, pédagogie et espièglerie. C’est rare de trouver tout ça dans des albums bd et sur un choix éditorial qui se veut exigeant. Comment ne pas tomber sous le charme quand on lit le titre « Petites leçons de permaculture, avec deux individus attachants distribuant de l’amour à la nature. Surtout que l’on y observe de plus prêt, sur la couverture, des personnages essentiels avec une adorable cocotte, un vers de terre gourmand et gourmet, une coccinelle, des papillons et des abeilles. La référence du 9e art sur le sujet était « Permacomix » de Cécile Barnéoud et Guizou. On suivait un couple qui se rendait dans des lieux pour découvrir différentes façons de penser leur rapport à la terre, l’énergie, la nourriture… Alexandra Garibal et Audrey Lainé se concentrent uniquement sur le jardin et c’est déjà d’une très grande richesse. Le principe ludique de quelques planches et quelques pages d’explications plus poussés fonctionnent dans un parfait équilibre. En plus, il y a un vrai effort de vulgarisation et de transmission. On ne le lit pas une seule fois. On prend son temps. On relit, on surligne, on colle des marques pages. Sans oublier que l’on s’amuse et que l’on rigole. On tombe sous le charme incroyable de Jipé le vers de terre. Voilà un super héros qui n’est pas souvent mis en avant. Impossible de ne pas apprendre des quantités de choses que l’on soit un adepte de Nicolas le jardinier ou non. Connaissons-nous l’usage de la grelinette? Savons-nous comment sont structurés les matières organiques dans le sol? Pourrions-nous parler facilement de lombriculture? Les lecteurs ont su identifier la qualité lors de sa prépublication sur l’Instagram de Mâtin! avec plus de 100 000 vues. Dorénavant, on peut avoir un ouvrage complet à mettre bien évidemment dans sa bibliothèque personnelle et à conseiller ainsi qu’à offrir. C’est à nous maintenant de semer les graines des bonnes pratiques.

Un ouvrage coup de coeur qui mérite vraiment de s’y pencher et de découvrir que l’on peut tous faire de la permaculture.

5 réponses à « Petites leçons de permaculture – Alexandra Garibal et Audrey Lainé »

  1. Avatar de belette2911

    Je le note, pour ne rester bête 🙂

    1. Avatar de noctenbule

      C’est vraiment un bouquin ultra complet.

      1. Avatar de noctenbule

        J’ai vraiment appris tellement de choses. Cela m’ même incité à voir la ville autrement.

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