Fragments de femmes – Théâtre de la Contrescarpe

Trois femmes, trois comédiennes viennent partager des fragments de vie sur scène. Des moments où elles sont brisées, perdues, abandonnées mais elles prennent leur courage pour avancer.

Un jour, Fabien Le Mouël a eu le besoin de prendre la plume. Sans réfléchir, il écrit en quelques mots les histoires de ces proches. En relisant l’ensemble, une chose lui saute aux yeux : il ni avait que la parole de femmes. On découvre des femmes quittées, abandonnées, brutalisées, seules qui ressentent à la fois de la tristesse, de la colère et de la haine. Une idée va les relier : leur volonté pour avancer dans la vie. Pour certaines cela sera de quitter leur compagnon, d’aller en chercher un autre, de partir de la maison familiale et d’autres de savoir dire Non, se lancer des défis personnels… Ces témoignages deviennent un livre, “Brèves de femmes”. Et maintenant ces personnages prennent vie au théâtre sous le nom de “Fragments de femmes”.

Sur scène, trois femmes, Solène Gentric, Alix Schmidt et Cécile Théodore, une brune, une blonde et une rousse. Chacune occupe l’espace en devenant timide, vulgaire, effacée, agressive, triste, joyeuse… Elles revêtissent une palette d’émotions pour donner l’intensité nécessaire à toutes les scénettes qui portent la parole de véritables femmes. Chacune apporte sa touche par rapport à sa sensibilité et s’investit dans chaque personnage. A un moment, elles prennent à parti un homme de l’assistance. Lorsque j’y suis allée, il ni en avait qu’un. Il était ravi d’être ainsi au centre de l’attention. Elles ont joué avec lui par rapport à ces hommes qui font rêver d’amour les femmes où qui vont consommer des femmes éphémères tarifées. Pour raconter ces moments fugaces à l’histoire d’une vie, François Rimbau propose une mise en scène simple et efficace. Trois cubes lumineux pour les trois comédiennes. Elles les bougent, les modulent et les illuminent selon leur besoin. Chacune porte une robe noire, l’élément qui va les différencier est leur paire de chaussure. A la fin de presque chaque récit, la paire va être déposée au bord de scène comme une histoire qui s’achève par ce symbole souvent de la féminité. 

Le spectateur devient le confident de ces femmes blessées, portants des stigmates de l’amour. Alors laissez votre cœur s’ouvrir à ces rêves brisés qui vont se reconstruire à force d’espoir.

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