Galilée, le mécano – Théâtre de la Reine Blanche

Les étoiles ont de tout temps fascinées les hommes. Elles les guident vers la compréhension du monde qui les entoure. Mais à réfléchir, on propose des théories qui risquent de chambouler un ordre établi. Galilée va être de ces mathématiciens qui vont empêcher de tourner en rond.

 

Le théâtre scientifique de la Reine Blanche propose une création autour d’un homme : un qui raconte la vie d’un autre. Le talentueux Jean Alibert va nous emmener à la rencontre du savant italien : Galileo Galilei. On aurait pu penser qu’il allait tranquillement s’assoir et raconter sa vie à l’aide de projection. Mais la metteuse en scène Gloria Paris et le scénographe Laurent Berger avaient d’autres idées en tête. Plutôt, une forme d’échange et de partage avec le public. Au début, le conteur est debout, devant la scène, au niveau du public. Avant de partir dans les aventures de Galilée, il évalue si le public est plus scientifique que littéraire, s’il est plus triangle ou rond. Des informations qui auront un peu d’importance par la suite. Puis, il nous montre l’illustration du début du livre de Galilée ouvrage « Dialogue sur les deux grands systèmes du monde » publié en 1632. On voit Ptolémée et d’Aristote à la vision géocentrique et Galilée sous les traits de Copernic, qui lui propose un modèle héliocentrique. Toute la polémique est cachée dans cette simple image.

 

Jean Alibert  monte sur scène et va tourner autour de ces lumières installées de façon sphérique qui vont s’allumer et s’illuminer au fur et à mesure. Son ton toujours juste se veut passionner et interrogateur. Il occupe toujours l’espace et parfois nous observe d’un regard complice. La vie du savant nous est présentée pour comprendre aussi bien l’homme que l’époque dans laquelle il évolue. Une époque charnière dans la formation de la pensée scientifique. Le génie qui invente la lunette astronomique n’est pas pour autant un homme bon et honorable. Il fréquentera une femme à qui il fera des enfants toutefois il la fera épouser par un de ces élèves. Sa vie se résume autour de la mécanique et de la mathématique. Galilée vieillit et joue toujours avec le feu. Même après avoir renié ces découvertes auprès des religieux, il va étudier, presque aveugle, jusqu’à sa mort pour comprendre le monde. Il inventera la méthode scientifique qui va bouleverser la façon de réfléchir et d’émettre des hypothèses. Et cela c’est grâce à son travail ainsi que celui de Kepler ainsi que les rares autres coperniciens au monde.

 

On nous tient en haleine à chaque minute qui passe et le temps s’envole sans que le plaisir d’être là s’altère. On rit, on est surpris et on apprend. Pour mieux comprendre les idées, le comédien n’hésite pas à faire des parallèles avec des évènements modernes. Voilà une ingénieuse façon de faire comprendre des idées. Un véritable travail d’orfèvrerie dans l’écriture par Marco Paolini, Francesco Niccolini etMichela Sigori. Rien n’est laissé au hasard, même pas un petit geste. Une équipe de choc qui propose un spectacle incroyable autant dans son contenu, dans sa mise en scène que dans son interprétation.

Un spectacle captivant, passionnant et drôle dont il serait bien dommage de passer à côté.

 

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