Et si l’amour c’était aimer? – Fabcaro

L’amour, voilà quelque chose de bien compliqué. Et quand Fabcaro décide de nous plonger au coeur d’un couple à la dérive, ça décoiffe. Attention vous risquez d’avoir des envies de manger de la macédoine. 

Sandrine ouvre la porte à Michel, le livreur de Speed Macédoine et là, c’est le coup de foudre. « Le regard de cet homme, noir comme une nuit sans lune, la magnétisait tel un aimant dont elle ne pouvait se détacher ». Pour le revoir, elle va devoir souvent partager de la macédoine avec son mari, Henri. Puis, en cachette, ils vont vivre une relation passionnée. Mais Henri va apprendre la vérité et souhaite qu’elle mette un terme à sa relation. Sandrine va redevenir fidèle dans la tristesse et son bel amant retrouve ces amis. Tout va bien finir.

Vous avez l’impression que l’histoire est un peu cucul la praline ou digne d’un scénario d' »Amour Gloire et Beauté »? Vous ne vous trompez qu’à moitié. Fabcaro se trouve être un artiste qui a de la ressource dans l’imaginaire. Il utilise le style du roman-photo avec un récit complètement décalé et absurde. De la première à la dernière page, le dessinateur garde la même impertinence. Ce qui peut expliquer que cette bande dessinée ne soit pas passer inaperçue. Toutefois, l’humour proposé n’est pas tout public. D’ailleurs, même si je trouve que l’artiste est un malin, je ne suis pas rentrée dans l’histoire. Tout était trop et je suis passée à côté.

Si vous aimez les ovni littéraire, vous apprécierez ce petit bijou. Sinon, passez votre chemin.

Extrait
– Sandrine, quand allez-vous quitter votre mari ?

– Michel, ça n’est pas si simple… on a le crédit de la Mercedes, un PEL à la Poste, et puis… j’ai peur de faire souffrir les enfants…
– Les enfants ?? Mais vous n’en avez pas…
– Oui non mais les enfants en général je veux dire.
– Qu’importe, je vous attendrai le temps qu’il faudra.
– Oui, on a l’éternité devant nous. 
– Ah… moi je pensais plutôt à genre 15 jours…
– Moi aussi je brûle d’impatience, mais notre histoire est inéluctable, nous sommes liés, rien ne pourra jamais se mettre en travers de notre route…
– Sandrine… je nous vois déjà dans les allées d’IKEA en train de noter des références de tables basses…
– Michel, on se fait du mal.

L’avis d’une Berge à l’autre : « Bref c’est un indispensable, un incontournable, un essentiel (ne rayez aucune mention inutile, il n’y en a pas). »

L’avis des Chroniques Culturelles : « Chaque page est un petit bijou de drôlerie, que dis-je chaque page, chaque image ! Après je pense qu’il faut tout de même avoir un fond de cynisme et un certain goût pour l’humour décalé pour goûter cette pépite, mais si c’est votre cas, foncez, vous ne le regretterez pas ! »

L’avis d’Au milieu des livres : « Je craignais vraiment la bonne grosse vanne lourde et facile, le sens de la répartie léger et peu subtil. Quelle erreur aurais-je commise de laisser de côté ce titre qui a réveillé ma ceinture abdominale – que je croyais inexistante – post-fêtes de fin d’année… »

L’avis de Chez Mo : « Le scénario surprend à chaque page. Les personnages lâchent dans l’air des répliques absolument hallucinantes et absurdes. Les répliques et les scènes de l’album sont aussi impensables qu’explicites. L’effet comique fonctionne à chaque fois pour peu qu’on aime cet humour braque. »

 

Une réflexion sur “Et si l’amour c’était aimer? – Fabcaro

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