La joie – Charles Pépin

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4ème de couverture
« Je lui dis que ma sortie je n’y pense jamais. Jamais. Je lui dis que j’ai cette vie là à aimer et que c’est bien assez. Je lui dis que je ne veux pas de son espoir parce que l’espoir est un poison : un poison qui nous enlève la force d’aimer ce qui est là. » Solaro traverse les épreuves de l’existence avec une force que les autres n’ont pas : il sait jouir du moment présent. Ce livre est son histoire, le roman d’un homme joyeux. C’est aussi une invitation à la réflexion, à comprendre ce qu’est la  » joie « , cette force mystérieuse qui, à tout instant, peut rendre notre vie exaltante.

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Charles Pépin, passionné de philosophie décide d’écrire un roman autour du rapport de la joie à l’être humain à travers l’histoire d’un homme condamné à de la prison ferme. Accepter ce qui nous entoure, passer outre le remord ou profiter des petites choses, voilà ce qui caractérise le personnage principale, M. SOLARO et qui pourtant va déstabiliser plus d’une personne. Pourquoi ?

La joie est un sentiment différent du bonheur. Charles Pépin l’explique dans de nombreuses interviews qu’il a pu donner. Le bonheur est quelque chose de plus pérenne dans le temps alors que la joie peut apparaître n’importe quand même dans les moments les plus difficiles. D’ailleurs, le personnage principale essaie de toujours garder le sourire et essaie de faire rire sa mère mourante lorsqu’il lui rend visite à l’hôpital. Certains jugent que ce n’est pas un comportant opportun à avoir. De même, lorsqu’il est au tribunal jugé pour le meurtre à arme d’un jeune délinquant, il ne regrette pas ce qu’il s’est passé car cela ne va pas changer les choses. Il faut accepter et avancer comme on peut.

L’auteur n’hésite pas à expliquer que l’espoir est un mal de notre époque qui empêche de profiter de la vie. Espérer est croire en quelque chose qui n’existe pas où sur des choses dont on ne maîtrise pas les tenants et les aboutissants. Il faut parvenir à accepter ce qui est là tout comme aimer ce qui existe et est présent. Chacun possède en soi des ressources qu’il faut trouver pour avancer surtout en période d’adversité. Notre héros se connecte sans cesse au réel sans jamais croire en un ailleurs mieux ou plus juste. Il apprécie les choses qui l’entourent et il essaie de tirer profit de tout que cela soit de l’enfermement carcéral pour développer sa musculature, du moment de plaisir avec Louise dans le parloir ou même celui de faire pousser des potirons.

Si le récit peut paraître comme une réflexion philosophique c’est parce que c’est bien le cas. Il existe tellement de livres sur la joie, le bonheur ou le bien-être, que l’auteur à décider d’écrire un roman philosophique autour d’un personnage et le rapport à la joie. Il exprime point par point à travers de cours chapitre que l’espoir nuit à l’épanouissement, il peut même tuer dans certains cadres comme la prison. Et qu’il faut trouver dans chaque chose une source de joie. Bien entendu, pas facile à trouver pour la plupart des humains, mais cela se développe en travaillant sur façon de percevoir ce qui nous entoure.

Un roman assez atypique où l’on va suivre le procès de la joie et de l’incompréhension de la plupart de gens face à cette philosophie. Les mots apparaissent tel une caresse et pleins de tendresse pour accompagner sa philosophie de vie que Charles Pépin veut amener tout en douceur. Alors si l’envie de comprendre une nouvelle perception de vie vous tente, allez à la rencontre de La Joie.

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