Trahisons ou une histoire d’amour, tout simplement

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© Cosimo Mirco Magliocca / collection Comédie-Française

Harold Pinter, Prix Nobel de littérature, écrit Trahisons en 1978 et a été joué à la Comédie Française en 2014. Dans une sublime mise en scène et avec un incroyable jeu, l’histoire d’un triangle amoureux, entre un mari, la femme et l’amant nous est racontée.

On rencontre les trois personnages de cette pièce avec : Robert (Denis Podalydès), éditeur brillant, sa femme galeriste d’art, Emma (Léonie Simaga) et l’amant ainsi qu’ami du couple, Jerry (Laurent Stocker), agent littéraire. Entre eux, l’épouse de Jerry et les enfants des couples sont abordés mais jamais ils ne sont présents sur scène. Robert et Jerry travaillent ensemble et parfois vont au restaurant ou faire du sport ensemble. Robert a des aventures extra-conjugales dont il partage à l’occasion les récits avec son ami Jerry. Jerry lui ne peut pas raconter son amour extra-conjugal à son ami, car c’est avec sa femme qu’il l’a vit. Jusqu’au jour, où la femme raconte à son mari ce qu’elle fait parfois le soir ou pendant la journée avec Jerry. Bref, de petites trahisons entre amis. Cela va-t-il pour autant ruiner le lien qui les unis ?

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© Cosimo Mirco Magliocca / collection Comédie-Française

 

La réponse n’est pas vraiment donnée car l’histoire débute par la fin pour remonter à la genèse de cette rencontre extra-amicale. C’est grâce à la mise en scène très moderne de Frédéric Bélier-Garcia que ce voyage est possible. Les panneaux coulissent, s’envolent tout en mouvements avec les comédiens pour changer d’espace et de temporalité dans des couleurs douces et sauvages à la fois. Le tout servi avec ce talent de précision qu’incarne Denis Podalydès, accompagné de la justesse de Laurent Stocker, que j’apprécie de plus en plus et à la beauté mêlé à la précision de Léonie Simaga, qui j’espère revoir très vite sur scène.

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© Cosimo Mirco Magliocca / collection Comédie-Française

 

Le dramaturge Harold Pinter, nous surprend avec une pièce où les vrais-faux semblants flirtent avec la cruauté et l’absurdité d’un poison lent et délicat qu’est le secret. Entre amitié, tendresse, jalousie et adultère, les extraordinaires comédiens de la Comédie Française, servent un spectacle où l’on dénonce le poids du non-dit qui modifie les rapports à l’autre. Pour lier ou délier, ne faudrait-il pas alors de bonnes Trahisons ?

Plus d’informations sur le site du théâtre

3 réflexions sur “Trahisons ou une histoire d’amour, tout simplement

  1. Pingback: Hot House d’Harold Pinter – Mis en scène par Loïc Renard – Théâtre 13 | 22h05 rue des Dames

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