4ème de couverture
Joe Ransom, la cinquantaine, aime l’alcool, le jeu et la castagne. Il conduit trop vite et dégaine encore plus vite.
Gary Jones pense qu’il a quinze ans. Il est né dans la mouise et fait les poubelles pour survivre.
Quand leurs chemins se croisent, c’est Joe, l’homme sans avenir, qui offre sa chance à Gary…
Larry Brown fait parti de ces auteurs américains qui nous mène dans l’obscurité d’une Amérique miséreuse. Bienvenue dans un univers rempli d’alcooliques, de drogués, de violents, d’égarés où peu de raison et de respect font rage. Mais Joe, n’est pas un homme ordinaire, dans son désespoir, il souhaite que règne un peu de justice.
Joe est à son compte et travaille dur. On ne pourrait pas en dire autant de la plupart des habitants de la ville. D’ailleurs, il fait travailler quelques personnes de façon bien difficile mais pour un bon salaire. Il doit tuer toute une forêt en empoisonnant les arbres afin de planter plus tard une variété d’arbres pratiques et pas cher pour la transformer en bois de consommation. Un jour, il va rencontrer un gamin, qui n’est pas certain de son âge, qui e se nomme Gary, qui veut travailler pour gagner un peu d’argent. En effet, il habite dans une vague cabane abandonnée avec sa mère, ces deux soeurs et son père alcoolique.
Presque tout l’argent gagné va forcément finir en séance de beuverie pour le père qui méprise sa famille. Avant, il avait deux autres garçons qui entre temps ont disparu sans que cela ne puisse émouvoir qui que se soit. Un seul mot d’ordre survivre comme on peut. Gary possède une volonté vole et un courage exemplaire, c’est ce que voit Joe. Il veut l’aider à prendre sa liberté et se libérer de cette famille de perdants. Mais jusqu’où va la tolérance humaine à de la déchéance? Vivre dans une cabane abandonnée? la vente d’enfants? le viol d’enfants mineurs?
Il ni a pas à dire Larry Brown sait emmener son lecteur avec douceur et intensité. Tout lentement, paragraphe par paragraphe où l’on apprend à connaître Joe, sa famille, ses amis d’une part et l’autre l’histoire de Gary avec ceux qui l’entourent. La misère et la pauvreté sont omniprésentes et donne un contexte idéal à l’histoire. Joe n’est pas gars sympa, il a plongé sa famille dans la misère car avec son argent, il le jouait et le buvait. Même maintenant, difficile de quitter les mauvaises habitudes mais on apprend de ces erreurs. C’est ce savoir qui le rend humain.
On pourrait croire que le sujet sera léger mais la misère ne l’ai jamais. Certes scènes sont légèrement écoeurantes d’autant plus que cela se passe aussi dans la réalité. Puis on croit rester sur sa fin, mais l’esprit continuer à penser à l’histoire, aux personnages… En fin de compte le livre ne quitte pas notre mémoire de lecture, il persiste. C’est avec un sourire en coin que je regarde le livre et c’est avec une certitude qu’il va rester dans ma bibliothèque.
Envie d’un voyage au coeur de l’Amérique bien noir pas loin de celle de Buck? N’hésitez pas à aller saluer Joe.
Ce qu’en dit la presse
Télérama – Christine Ferniot : Travail épuisant, pays étouffant, voici un grand roman du Sud plein de brutalité et d’émotion sans pleurnicherie.
La matricule des anges – Lionel Destremau : Secouant le lecteur, le touchant quand il faut, lisez, relisez Larry Brown, du pur joyaux de roman noir.
Grand merci à Julien du conseil et du coup de coeur, de la librairie l’Apostrophe
Disponible aussi chez Gallmeister
Adaptation au cinéma en avril 2014 avec Nicolas Cage
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