Sacrés américains! Nous, les Yankees, on est comme ça

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Et puis, le président doit aussi penser à récompenser ceux qui ont « aidé » sa campagne (et payé tous ses spots publicitaires) : se sont ces fameux lobbys, ceux qui parlent, au choix, au nom des banquiers, des fanatiques du port d’armes, des anti-IVG, des géants de l’industrie pharmaceutique, des patrons du Big Business, des marchands de canons et autres amoureux du processus démocratique. 
Sans ces gars-là, nos élections ne seraient qu’un grand débat d’idées, à la française. Dieu nous en préserve. 

Les Etats-Unis totalisent à eux seuls 43% des dépenses militaires de la planète, et les 1 400 dollars dépensés par tête d’habitant par nos armées expliquent bien des aspects de la société américaine : deux semaines de vacances par an, pas de Sécu, et de nombreux laissés-pour-compte. Tout cela pour s’offrir une belle machine de guerre. 

Reste que la pus belle victoire de notre etablishment militaire est de réussir à faire croire au public américain qu’il n’a jamais perdu de guerre. L’épisode de la guerre de 1812 où les Britanniques ont tout de même réussi à brûler notre Maison Blanche? Zappée des manuels d’histoire. La Corée et le Viêt-nam? Des matchs nuls, joués à l’extérieur, donc une performance honorable! Et chacun d’oublier le « génie » militaire du général Westmoreland responsable de la perte de 55 000 GI face à un adversaire qui n’avait ni hélicoptère ni porte-avions.

« On s’est gouré en tirant sur eux, on a même tué le grand-père, et malgré cela il nous adorent », s’était félicité le sergent de l’unité, qui a donné l’ordre à ses hommes d’aider à enterrer la victime sur place. Cet officier n’avait évidemment rien compris : les survivants, terrorisés à la vue de ces hommes surarmés et faisant feu à volonté sur des civils, les imploraient simplement de les épargner. On est loin d’une quelconque reconnaissance pour le libérateur. 

Selon David Cay Johnson, auteur d’un livre sur la fiscalité aux Etats-Unis, en 1999, le revenu des 1% les plus fortunés égalait – après impôts ) celui des 100 millions de leurs concitoyens les moins payés. En 1980, un PDG américain gagnait 40 fois le revenu d’un salarié moyen. Depuis 2000, l’écart est monté à 400. Les gros revenus totalisent 210% du revenu moyen (par rapport à 150% en France).

Si je mourrais après avoir ingurgité un steak bien rouge, ma famille pourrait attaquer en justice le restaurant et sa compagnie d’assurances, gagnant ainsi des millions de dollars. Ainsi vont les choses en Amérique. 

4ème de couverture
Après Sacrés Français !, son impertinent best-seller, Ted Stanger récidive. À l’issue de dix années passées en France, notre Yankee parisien est retourné chez lui, dans l’Ohio, et nous livre ses impressions sur une Amérique qu’il ne reconnaît plus. Abordant des thèmes graves ou légers illustrés par de nombreuses anecdotes, il brosse, sur le ton ironique et distancié qui le caractérise, le portrait de l’Amérique profonde. Ted Stanger décrypte avec humour le système électoral diaboliquement complexe de ce pays où les lois changent d’un État à l’autre. Il raconte la patrie du dieu dollar et des fous de Dieu ; le sexe à l’américaine où puritanisme et sexualité débridée se côtoient allègrement ; l’apocalypse gastronomique qui sévit au pays du fast-food et nous menace déjà…
Anti-américain ou pro-américain, chacun se régalera à la lecture de ce livre qui nous permet de mieux comprendre le nouvel Empire.

Ted Stanger, journaliste d’origine américaine à voyager et vécu dans beaucoup de pays dans le monde. Il est resté quelques temps en France avant de retourner dans son pays natal. Son retour, était pour lui l’occasion de rédiger un ouvrage sur ces homologues à l’attention de nous les petits français. Une rivalité nous opposé ainsi qu’un océan.

Il nous présente un portrait loin de l’image véhiculée par la multitude de films et séries que nous pouvons voir. Et certains clichés restent exactes comme par exemple que les américains ne sont pas très cultivés, qu’ils sont nuls en géographie, qu’ils ne pratiquent pas beaucoup de langues étrangères. J’ai été surprise par beaucoup d’informations qui m’a conforté dans certains choix de vie en France.

Par exemple, les élections se déroulent un mardi, un jour où beaucoup de gens travaillent. Personne ne pose une journée pour aller voter, le patriotisme ne va pas si loin. Mais chaque état qui vote pour un grand électeur qui va élire un président  possède un bulletin de vote différent car de nombreuses informations sont demandés. En effet, on ne vote pas seulement pour un grand électeur, mais aussi pour son shérif, le sénateur, le maire, le médecin légiste…. Ainsi pour une vingtaine de personnes ce qui ne facilite pas le comptage des votes qui sont toujours inexacte. Un système complexe qui favorise les manipulations des deux côtés. Deux, car aux Etats-Unis il n’existe que deux gros partis politiques.

Les américains adorent leur voiture même si elle consomme 30l/100, la marche n’est pas leur sport favori, tout faire dans leur voiture, porter plainte pour tout et n’importe quoi, Dieu qui est présent aussi bien au tribunal, à l’école ou sur la monnaie tout en étant un pays laïque, les stéroïdes, le football américain même si il ne se passe jamais grand chose….

Bref, un pays avec de nombreuses particularités qui l’a rend aussi à part des autres, même si elle tend à étendre son mode de vie via le cinéma et les séries. Cela ne m’a pas dissuadé pour autant de pas aller là-bas même si les français ne sont pas trop apprécié. Sacré guerre du golf. Je suis persuadée de vivre un vrai choc culturel surtout si en plus je visite plusieurs états.

challengeus 

31 réflexions sur “Sacrés américains! Nous, les Yankees, on est comme ça

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  3. Moi, par contre, ça me dit ! Mer**, je ne voudrais pas passer à côté d’un livre qui dit tout le bien que je pense des américains (pas des « américains » en tant qu’habitants, mais je vise tout ce qui est à la tête du pays, les politiciens, les lobby, l’armée, bref, la tête de l’hydre). Oui, ils falsifient les livres d’histoires, oui, ils nous bassinent avec le débarquement, mais ils n’étaient pas les seuls à être présent, et au départ, z’en avaient rien à faire de ce qui se passait chez nous.

    J’ai vu des reportages édifiants (puisqu’on sort les archives et on les rend public) sur la chaine histoire… ohohoho, ils auraient bien aimé que l’armée du moustachu écrase les russes (entre autre, j’ai entendu tellement de choses que j’en aurait été malade).

    Je ne suis pas en colère sur les soldats, c’étaient pas tous des sal****, suis en colère sur le gouvernement et je sais une chose : on ne fait rien pour rien !!

    Oui, ce livre m’intéresse !! 🙂

    • Mais quel message.
      j’ai trouvé cela intéressant et j’ai appris beaucoup de choses 🙂
      Et malheureusement oui. En politique, on ne fait pas rien pour rien. Sauf chez les bisounours 🙂 Quoi que, ils troquaient peut-être des bisous 😉

      • Oui, si on savait tout ce qui se passe vraiment dans les coulisses de la politique, des banques et des assureurs, on tomberait raide mort !

        Dans la vie, à ce niveau là, on ne fait jamais rien pour rien, surement pas pour sauver la veuve et l’orphelin, juste pour le fric, le pétrole, les diamants, l’or…

        Une fois que l’on a compris ça, le monde ne ressemble plus à celui des bisounours.:(

      • Je partage ton avis.
        C’est peut-être pour cela que tu aimes lire des romans policiers noirs 🙂
        Mais le partage, les rencontres donnent de la couleur à notre quotidien 🙂
        Toi, tu me donnes le sourire lorsque je te lis 🙂

      • Oui, on doit prendre tout ce qu’on peut dans un échange d’idées (les idées, pas le portefeuille 🙂 ), c’est à ça que ça sert.

        Les polars classiques se concentrent sur l’enquête, pas sur le social, les polars noirs oui. J’aime bien le changement et j’avais envie d’en savoir plus sans pour autant bouffer de l’histoire brute de décoffrage.

        Je regarde souvent Arte ou les chaines qui parlent d’histoire, de sciences, bref, je me culture 😀

        Contente de donner quelques chose au travers du Net.

      • Les chefs, surtout les petits, se sont les plus terribles, font chier, pensent qu’ils savent tout, bref, la plaie. Ouf, je n’ai pas de petit chef dans mes pattes !

      • Mon grand chef méprisent les gens. Et surtout moi, alors ils m’empêchent de communiquer dans le journal de l’entreprise. Mais à force de rédiger des articles, ils vont devoir en publier. Car je suis la seule sur plus de 200 salariés à en rédiger.
        La culture pour la lutte 🙂

      • Les gens qui méprisent les gens se méprisent eux-mêmes et ceux qui méprisent la culture, c’est parce qu’il ne comprenne pas la culture, par ce qu’ils sont cons, alors, pour ne pas dire « je n’ai pas compris »ou « je ne sais rien », ils la méprisent.

        Un grand classique… 😦 Culturez-le !

      • On a discuté du patrimoine industriel. Il est pour que l’on efface tout et que l’on fasse du neuf.
        Les luttes ouvrières, c’étaient des erreurs aussi.
        Ce mec me sort des trous de nez. 😦

      • Après un entretien annuel, je voulais quitter la boîte. Tellement con ce mec.
        Il ni a pas de CE dans la boîte, car ils ont construits la boîtes en plus de petites structures ne permettant pas de créer un CE. Mon salaire est lissé par exemple. Grrrr….

      • Un CE ? Peux-tu expliciter pour la petit belge qui ne voit pas ce que ces deux lettres veulent dire… Contrat Enfoiré ? 😀

        Fou le nombre de cons dans les boites et le pire, c’est qu’ils sont accrochés plus fort que des moules à un rocher !

        Un p’tit serial-killer pourrait-il se mettre à tuer les cons ? Ok, beaucoup de boulot, je sais… 🙄

      • Un CE est comité d’entreprise. Cela permet de proposer des sorties culturelles aux salariés avec un petit pourcentage des bénéfices de l’entreprise.
        🙂
        On est tous le con d’un autre 🙂

      • Mince, le comité d’entreprise, je dois avoir la tête à l’ouest, ce soir.

        Certains sont le cons de tout le monde…. je n’ai rien contre les gens qui ne sont pas « malins » parce que pas eu la chance de faire des études ou d’avoir accès à la culture, mais ceux qui avaient toutes les cartes en main et qui sont devenus cons parce qu’ils n’ont pas voulu ouvrir leur esprit, ça m’énerve ! 😀

        Surtout que ces cons critiquent des choses qu’ils ne connaissent pas et ne veulent pas connaître, prenant les autres pour des cons parce qu’ils aiment la culture ou les reportages intéressants sur ARTE ou autre chaîne thématique. 👿

      • Je vois que tu connais très bien ce genre de phénomène 🙂
        Mais il faut garder le moral et partager, vouloir s’enrichir, partager, se culturer 🙂
        les blogs cela aident beaucoup.

      • Oui, lorsque je tombe sur quelqu’un qui veut pas comprendre où qui a encore des idées rétrogrades, s’il ne veut pas écouter ou réfléchir, je passe mon chemin.

        Brassens le chantait si bien ♫ quand on est con, on est con ♪

        On découvre beaucoup avec les blogs et on ouvre son esprit ! 😉

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