Du côté de chez Bergé

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Dès l’entrée, j’ai tout de suite su que je n’étais pas dans un musée ouvert à tous. Entrée confidentiel, où trône un petit meuble où un homme très bien habillé s’occupe de l’accueil. Je devine à son regard inquisiteur, que la courbette est de mise si cela reste M. ou Mme de X qui vient.

Soit. Je prends mon billet, je me dirige vers l’escalier qui m’amène à l’exposition sur Du côté de Jacques-Emile Blanche. Un titre qui n’est pas sans rappeler un ouvrage de Proust. Normal, Jacques-Emile Blanche (1861-1942) est un ami de ce dernier et il a fait le portrait que nous connaissons en général de cet auteur. (portrait sur l’affiche de l’exposition ci à côté).

Je tombe sous le charme du lieu dès la première pièce, où les couleurs ternes donne un charme réconfortant. En face de moi, 7 portraits dont je me délecte de les regarder. Une douceur et une suavité en émane. Je lève les yeux, et un magnifique lustre de la belle époque donne un éclat à cette petite pièce, même si cette dernière ne brille pas. Dommage que les photos sont encore interdites.

Deux agents BCBG surveille les salles dans un va et vient incessant. Ils me regardent et me surveillent en coin, me mettant un peu malaise. Je suis jeune et mal fagotée, et alors? Qu’importe. Dans la deuxième salle, dans un espace bleu canard, de grands banc en bois où à chaque côté se trouve des plantes en hauteur. Je m’assied et admire les peintures, ces portraits. Jacques Emile Blanche, célèbre portraitiste du 19ème siècle tenait salon à Paris ou à Dieppe. Il peint ses proches, ces amis et ces amours, avec une oeuvre de 1 500 peintures. On découvre en couleur Stravinsky, Maurice Barès, Georges Moore, Vaslov Nijinski, Claude Debussy, Edgar Degas, Jean Cocteau, André Gide… On voit transparaître ce bonheur de la « Belle Epoque », celle des mondaines, des salons, de l’essor économique… avant le début de la première guerre mondiale.

Avec l’apparition de la photographie, les portraitistes devenaient inutiles, sauf comme des artistes comme Pable Picasso. La non-représentation de la réalité attirait un autre public, toujours très présent de nos jours d’ailleurs. La visite se termine vite, un peu trop à mon goût. Juste 4 petites magnifiques salles dans lesquelles des sièges y sont installés. J’aurais voulu en voir plus et y rester plus longtemps pour découvrir plus le salon belle époque ainsi l’artiste.

« Mes articles, mes études, mes livres ne sont, à la façon de mes portraits peints, que les paragraphes ou les pages d’une petite histoire de mon temps. »
Jacques-Emile Blanche

Informations pratiques

Fondation Pierre Bergé – Yves Saint-Laurent
3 rue Léonce Reynaud, 75116 Paris
ouvert du mardi au dimanche, sauf jours fériés
de 11h00 à 18h00 (dernière entrée à 17h30)
Tél. +33 (0)1 44 31 64 31

Plein tarif : 7€
Tarif réduit : 5€ pour les étudiants, les moins de 25 ans et les seniors, sur présentation
d’un justificatif de moins d’un an
Gratuit pour les détenteurs de la carte ICOM-ICOMOS, les enfants de moins de 10 ans
et les demandeurs d’emploi sur présentation d’un justificatif de moins d’un an

Lien vers le musée : www.fondation-pb-ysl.net

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