
L’idée d’un homme poursuivi par son cancer et avec Dupontel, m’avait séduite dans la bande annonce. Alors je patiente un peu la sortie en salle. 5 personnes à la séance de 17h30 au bout d’une semaine à l’affiche, bon ou mauvais présage?
Au bout d’1h45, j’ai compris que ce film s’adresse pas à tous le monde. Déjà par le choix des comédiens même si Dujardin dit chouchou est très populaire, nous ne pouvons pas en dire autant de la part de Dupontel. Et peut-on rire du cancer avec tous le monde? Je crois que non. Blier à tenter et beaucoup ont été séduit par cette irrévérencieuse « comédie » noire.
Imaginez qu’un beau jour votre cancer vienne sonner à votre porte pour Vous rencontrez et qu’il s’intéresse à vos organes. Première phrase: « Bonjour, je suis votre cancer. Je pense que ce serait bien qu’on fasse un peu connaissance » Etrange?? Dupontel est ce Cancer qui va toucher Dujardin. Et selon, sa bienveillance, le cancer sera plus ou moins clément. « Parlez-moi poliment, sinon je vous fais un pancréas », le menace t’il. Le cancer à de l’humour, noir de préférence, politiquement incorrect et qui mieux qu’un maître de cet humour pour les servir? Il rappel à l’auteur en déchéance qu’il mène « Une vie de merde »
Dujardin, plus habitué soit au beau gosse ou au gentil,
à l’air tout à son aise dans le rôle de l’écrivain alcoolique. Sa femme et son fils l’ont quitté.Il est malade? Non, il refuse ce cancer, qui reste, qui s’incruste chez lui, en lui. Il essaie tout: colère, rage, amitié, amour, insolence… Seul lui et ceux qui l’aiment peuvent le voir. Les amantes de passages, elle ne le voit pas du tout, elle préfère le portefeuille et fuir la misère. Il ne peut plus rien faire sans qu’IL soit là, ni boire, aller aux toilettes, faire l’amour… Non.
Les femmes, moins connues, ne sont pas en reste dans ce film. La fidèle servante, Louisa, qu’incarne Anne Alvaro, elle-même bientôt encombrée de son propre cancer, campé par une Myriam Boyer aussi envahissante que son collègue. La servante aime en secret cet auteur en déchéance qui a pour compagne une bouteille d’alcool. Elle voit les deux cancers, et elle réfléchit comment pouvoir se débarrasser d’eux deux. La solution à la maladie serait peut être l’amour?

Bertrand Blier a pris le risque de rire de la mort. Rire, peut-être pas. Une comédie noir ou l’on ne rit pas, on sourit où on grince des dents. La performance des acteurs reste égale à leur réputation: ils sont bons. Beaucoup de joutes verbales.. Toutefois, même si le cancer, fléau du 21ème siècle n’est pas un sujet facile et rarement abordé. J’ai trouvé le film un peu longuet. Il m’a marqué, tellement qu’il était particulier. A savourez avec parcimonie, comme vous avez sortie les glaçons, il ne reste plus qu’à trinquer.
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