De Romain Goupil
Avec Valeria Bruni-Tedeschi, Linda Doudaeva et la participation de Hippolyte Girardot
Sortie le 9 juin 2010
Le réalisateur, Romain Goupil, essaie à travers le regard d’une bande d’enfants de parler du thème des sans-papier en France aujourd’hui. Une bande-annonce qui annonce un film engagée et poignant pour ne présenter qu’une gentille fable sans véritable prise de partie.
Malgré une déception à la sortie de la séance, il faut avouer que le film évite l’éceuil de la sensiblerie, et nous compte une gentille fable d’enfants qui veulent protéger leur amie. Le film débute sur un prologue, d’une femme d’une soixante d’année qui raconte un moment de sa jeunesse en 2010. Une distance que le réalisateur pose d’emblée. Et là, débute l’histoire d’un groupe d’enfants: Blaise, Alice, Claudio, Ali, Youssef, âgés entre 9 et 11 ans, ils sont dans la même école, même classe. C’est une bande d’amis qui aident à la triche, font du troc… Lorsqu’un élève de leur école se fait expulsé, il se décide d’aider une de leur copine, Miléna, d’origine tchétchène et sans papier. Entre temps, à la suite du suicide d’une femme que l’on allait expulsé, des parents se réunissent à l’école pour savoir comment réagir face à cela et s’il faut protéger les enfants. Une mère, celle de deux des enfants protagonistes, interprétée par Valéria Bruni-Tedeshi, se propose que des parents acceuillent des enfants afin de les protéger. C’est ainsi qu’elle accueil Miléna. Les enfants s’entendent très bien et une très légère histoire « d’amour » plâne entre les deux gamins. Puis les enfants, constate une présence policière plus accrue à l’école, et il décide d’aller se cacher dans un endroit secret pour la protéger.
Inquiétude des parents, cohésion des enfants, puis engouement médiatique et pression politique entoure mais de façon légère cette disparition. L’action se situe principalement dans la cachette ou les enfants jouent, parlent, se lavent les dents…. On peut dire que d’habitude le sujet des sans-papiers restent dramatique et qu’ici on le prend à contre-pied avec une note de douceur et d’innocence.
Toutefois, les enfants sortent de leur cachette les mains en l’air, d’où le titre du film et voilà c’est fini. Du très léger, on en sort un peu abasourdi de tellement de légèreté. Cependant, on se souvient du très bon jeu d’acteur de Valéria Bruni-Tadeschi, qui donne un ton vrai, authentique au film, mais c’est bien le seul. Cela reste pour moi un film qui prend le prétexte des sans-papiers pour raconter une histoire d’amour entre enfants. Une vraie histoire d’amour car 50 ans plus tard, les deux personnes se souviennent de l’autre et de leur amour qui ne c’est jamais éteint même sans être revue. Un épilogue, un peu trop fleur bleue à mon goût.
La déception de ce film est-elle du au fait que la bande-annonce vendait un film que je n’ai pas l’impression d’avoir vu? Une douce romance sur un thème actuel, les sans-papier. Aucune prise de partie ou presque de la part du réalisateur. Le débat reste entre deux parents qui conçoivent le monde différemment. La phrase qui fait le débat: doit-on aider des sans-papiers qui instrumentalisent leurs enfants pour rester? A vous de jugez… Ou en sortant du film pourquoi pas lancer le débat, car sinon du film il n’en reste rien.
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