Mitsumi fait doucement sa place à l’école. Elle découvre aussi les relations avec les autres. Parfois, il faut faire face à des disputes pour renforcer les liens sincères.

4e de couverture
Après avoir passé toute sa vie dans sa campagne reculée, Mitsumi vit enfin son rêve : intégrer un prestigieux lycée de Tokyo ! Aussi candide que déterminée, elle a un plan de vie tout tracé… mais la capitale s’avère bien différente de ce qu’elle avait imaginé ! De gaffes en amitiés, le parcours sera moins lisse que prévu pour celle a le don de répandre joie et bonheur autour d’elle…

Mon avis
C’est toujours rafraichissant de se plonger dans ce manga. Les histoires dans les écoles avec des adolescents ne se fait pas dans la rivalité entre fille juste pour plaire aux plus beaux garçons de l’école ce qui engendre forcèment des scènes de violence. Il ne faut pas oublier de rappeler le rôle de la femme, qu’elle doit être un objet de désir pour ces messieurs. Ainsi eux sont légitimes de considérer les filles comme des objets masturbatoires. Ce type de récit exaspère par la pauvreté des relations et les cautionne. Alors que là, Misaki Takamatsu propose une autre approche avec une adolescente qui n’est pas très préoccupé par son devoir de représentations.

Egashira est l’exemple de personnage jalouse de celle qui sont proches des garçons populaires. Par conséquent, elle va tout faire pour nuire à ces filles car elles lui renvoient son échec et ses peurs. Pour correspondre à un cliché de perfection physique, elle se prive de manger. Au lieu de comprendre l’impact et l’utilité de la nourriture sur son corps. Elle va sauter des repas et privilégie la salade, comme un escargot ou un lapin. Et elle s’invente une justification, sinon elle va gonfler. Que faut-il y comprendre derrière cette expression? Rétention d’eau en mangeant du riz? ou elle risque de prendre du poids? Ce genre de personne véhicule des idées de grossophobie. C’est un personne que l’on déteste autant dans un récit que dans la vie.

Mitsumi est assez cash et quand il y a un souci, elle demande directement à la personne concernée. Face à Egashira, elle se comporte aussi avec franchisse. Elle lui demande de l’aider pour se former au volley car elle est nulle en sport. Pour la fête de l’école, elle veut faire de son mieux. La peste s’interroge sur le fait qu’on a fait appel à elle. La réponse l’a surprend. Bien qu’elle soit une personne détestable, elle sait qu’elle n’aurait pas été préservée et elle a aussi une pédagogie compréhensible. Qui est prêt à entendre sa vérité? Elle continue à nous surprendre avec les autres personnages avec qui elle montre un intérêt sincère. La mangaka s’attarde à sa relation avec Shima, le garçon le plus populaire de l’école. Il y a une petite dispute car il a séché des cours et elle était inquiète. Une discussion s’impose pour faire exploser la tension. C’est difficile mais n’est-ce pas nécessaire pour tisser un vrai lien d’amitié? Et une nouvelle trame apparaît. Est-elle amoureuse sans le savoir de son meilleur ami de Tokyo? Malgré l’erreur d’impression avec deux fois le même chapitre et l’absence du début d’un chapitre, on se laisse porter par les rebondissements et une approche de la vie au lycée différente.

Une lecture plaisante et chaleureuse qui montre la construction d’adultes en cours où il faut apprendre à gérer émotions et popularité.

Laisser un commentaire