Sur le bateau volant, elle doit faire ses preuves pour rester à sa place. Le moineau, la peur au ventre est prête à se jeter dans le vide. La réussite du projet risque de changer sa vie à jamais.

4e de couverture
Ombeline doit choisir sa propre destinée… En l’an 1890, une ville portuaire anonyme, placée sous l’autorité d’un régime qui règne par la terreur, est aux prises avec des hordes d’oiseaux marins qui sèment la mort. Recherchée par le gouverneur son ‘oncle’, OMBELINE, adorable adolescente de quinze ans, s’échappe du cabaret de Madame COURADELLE. Elle trouve refuge à bord d’un superbe vaisseau volant habité par de curieux pirates et commandé par EMERANCE, une femme aussi redoutable que séduisante. Traqués par le ballon d’observation du gouverneur qui souhaite récupérer sa ‘nièce’, le navire et son étrange équipage sont prêts au combat. Au fil des planches OMBELINE abandonne son destin tout tracé de danseuse (comme sa mère disparue) pour choisir sa propre destinée. Après un premier album remarquable et remarqué, Vincent signe un nouvel opus qui confirme ses premiers pas plus que prometteurs dans le monde de la bande dessinée.

Mon avis
Ombeline veut un nouveau départ et fuir l’horreur du cabaret de Mme Couradelle. Mais être sur un vaisseau volant avec des pirates, n’est pas forcément un juste choix. Elle va s’en rendre compte quand on va lui mettre des ailes mécaniques et qu’on va le jeter dans le vide. Elle doit sauter et par chance, tout se passe bien. Grâce à ça, de nouveaux enjeux émergent et qui peuvent faire bousculer le fragile équilibre entre les voleurs et les soldats. On suit les aventures sans vraiment être emportés dans ces méandres de noirceurs et de souffrances. Les tons blancs et pâles donnent une ambiance assez triste et dangereuses. On n’y est pas en confort et on n’a pas trop envie d’y rester d’ailleurs. Le graphisme est de mise avec des visages tordues, difformes, abîmés… On ne sens pas du tout en confort et on a plutôt envie de vite tourner les pages pour arriver à la fin. Le choix aussi de mettre des femmes hypersexualisées avec des corps à moitié nue, des poitrines opulentes et apparentes dérangent. Même si on en met en temps que cheffe, elles doivent rester dans la catégorie objet de fantasme pour ces messieurs. Si elles ne sont pas dans la séduction, elles ne valent rien. On pourrait se dire encore une bd de mecs pour des mecs. Peut-on raconter une histoire dans mettre des femmes à moitié nue et des hommes bien habillés de la tête aux pieds? Le lecteur mâle a besoin d’images masturbatoires pour lire une bd de fiction. On comprend pourquoi ils sont peu à lire des bd dessinées par des femmes pour des femmes.

Une bd qui ne donne pas envie de connaître plus l’histoire et même de garde l’album dans sa bibliothèque.

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