
Naoki Urasawa est un mangaka très talentueux et avec un agenda très pris. Pour vivre et aussi pour ces amis, il fait des histoires courtes. Kana nous propose un petit recueil pour nous faire apprécier encore plus le travail du génie.
4e de couverture
Découvrez dans ce recueil d’histoires courtes de nouvelles facettes de Naoki Urasawa !
Mon avis
Petite anthologie de Naoki Urasawa qui rassemble quelques une de ces histoires courtes. Certaines ont déjà été lu dans quelques tomes de ces séries précédentes. Les éditeurs ont comblé certains tomes très courts par des histoires courtes. Toutefois, c’est un vrai plaisir de replonger dans son univers. Le dessin toujours aussi net, précis et très humain. Les univers sont toujours aussi réaliste même dans la fiction. Comme par exemple, le geek français a appris le japonais pour aller à Tokyo pour voir des kaijus. Sur place, les vendeurs de fausses écailles ne manquent pas. Tous les gamins rêvent de se faire de l’argent de poche. Les touristes ne manquent pas. En rencontrant une experte de ces monstres, il prend conscience qu’outre la ville détruite des humains aussi meurt, comme son mari, le père de son fils. Le cynisme est poussé car les sculptures mises soit disant pour montrer la résilience des japonais les attire. C’est important pour le tourisme et aussi montrer au monde la force armée du Japon qui peut tuer assez rapidement ces inopportuns. Pas besoin de conflit dans la monde pour montrer celui qui a la plus grosse et de façon concrète. Le touriste mourra de sa prise de conscience dans un acte de bravoure qui méritera une vraie belle sculpture sans rien dedans cette fois-ci. Ainsi plus jamais de monstre ne viennent. Une façon de parler de la culture nippone qui a dépassé les frontières et aussi une petite critique politique. Il aborde aussi des choses plus simplement comme le plaisir de la musique, des amitiés.. Un homme touche à tout qui sait donner vie et sensation à une histoire. Bien que toutes les histoires ne se valent pas et que pour certaines on reste sur sa faim et d’autres on manque de contextualisation, plus en apprécier plus la brièveté.
Une lecture simple et efficace qui montre le talent et la capacité d’une histoire courte. On risque d’avoir envie de se replonger dans les séries de Naoki Urasawa.
L’avis Les Blablas de Tachan : « Ce recueil fut donc une vraie réussite. En prime, Kana a encore fourni de l’excellent travail, entre l’objet livre contenant toutes les pages couleurs attendues pour un prix modique, le papier et la jaquette de qualité, et surtout l’appareil critique original de l’auteur expliquant l’origine de chaque de ces nouvelles et son travail dessus. «
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