Spirou et Fantasio ne peuvent pas rester les bras croisé face à la situation. Chacun de leur côté fait le nécessaire pour agir concrètement pour sortir un peuple de la dictature. Grâce à leurs amis, un pays va devenir libre.

4e de couverture
Spirou et Fantasio vont essayer de renverser le dictateur du Cantung et, par la même occasion, de remplacer la culture de l’opium par celle des haricots.

Mon avis
Le tome 29 est la suite du premier tome dont on a le droit à un petit résumé en premier page. Ce qui explique que l’on a le droit à tout un dénouement dans cet album. Mais les choses trainent en longueur avec un réalisme assez absent. Jean-Claude Fournier passe d’un personnage à l’autre et d’un lieu et d’un contexte à l’autre afin que tous se retrouvent à la fin. On retrouve notre duo blanc et franco-belge se mêlent de problèmes qui ne les concernent pas et viennent encore en gentils sauveurs. Au final, comme d’habitude, ils n’ont rien à foudre des locaux. C’est leur avis qui priment et ils imposent la solution. Spirou va chercher le comte de Champignac à l’autre bout du monde pour trouver une alternative à la culture du pavot. Destituer un despote est une chose mais changer le modèle économique d’un pays est autre chose. Par chance, le scientifique connaît des gens de l’OMS, la référence qui légitime l’action. Pour remplacer la cocaïne, ils proposent de faire pousser des haricots, d’où le titre. Comme cela prend de la place et que cela semble assez absurde, on pourrait avoir plus d’information sur la variété, son adaptation au climat… On sait juste que c’est un vrai succès car on les retrouve sur les étales en France. Est-ce vraiment un succès? Et en retirant le tirant qui exploitent les gens gigantesque? A t’on vraiment changer le système? Une alliance étrangère qui sauve un pays qui l’aide avec des machines agricoles et des haricots à foison. Une discussion aurait pu se faire avec les rebelles par exemple qui luttent depuis très longtemps. Ils connaissent leur terroir. Les étrangers savent mieux que les autochtones.

A nouveau, il rend hommage à Franquin en omettant les femmes aussi. Les femmes sont quasiment absentes. Elles ne sont nulles part ni dans les rebelles, ni dans la ville, nulle part. On en voit une dans 5 cases à la fin. Une charmante jeune demoiselle avec une robe mettant en avant son beau corps. Forcément, elle n’est pas très maligne. On retrouve le dictateur et son bras droit sur un marché en France qui vendent des fruits et légumes. Ils sont désagréables avec les clients et la gamine trouve cela drôle. Navrant. Les héros restent forcément des hommes blancs. Les hommes restent des clichés comme les japonais ou les chinois. Les femmes, elles n’existent pas à part pour être des potiches stupides censées faire rire. Après on se demande comment émerge l’idée de supériorité des hommes? Lire un Spirou et Fantasio est déjà un gros indice. Heureusement que c’est le dernier tome de Fournier.

Un tome qui déçoit qui utilise encore le syndrome du sauveur et qui humilie les femmes.

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