
Ils pensaient qu’ils pouvaient continuer à faire comme avant. Sauf qu’un jour tout bouscule et la peur prend toute la place. Comment survivre quand il n’y a plus de numérique, d’approvisionnement en nourriture, d’essence… en ville?
4e de couverture
Comment rallier Bordeaux-Tours dans un monde sans voiture ? La main verte est un road movie moderne dans une France frappée par une crise énergétique sans précédent. Hervé Bourhis s’interroge sur l’avenir et sur notre capacité à s’adapter en toute circonstance.Ce n’est peut-être pas de la science-fiction. Crise économique aidant, qui sait si nous n’allons pas devoir revoir entièrement notre façon de vivre, appliquer des principes de décroissances, consommer moins et mieux, planter des légumes. L’auteur se projette dans cette situation probable, et nous suivons avec délectation ses terribles péripéties.France, dans un futur (très) proche. La crise économique bat son plein. Après la nationalisation du secteur bancaire, la pénurie d’essence est devenue une réalité. Cette crise, Herbert Boris, dessinateur de bande dessinée, en déconnection perpétuelle avec ses contemporains, va désormais devoir l’affronter. D’autant que son éditeur met la clef sous la porte (plus personne n’achète de bandes dessinées). Notre héros doit chercher du travail. Devenu vélo-taxi, il rencontre une veuve qui l’engage pour restaurer un tableau… et plus si affinité. Il trouve chez elle un jerrican d’essence. Il décide alors d’aller retrouver son père, pour qu’il lui apprenne à jardiner. Il part alors avec son fils dans un voyage à travers la France en déclin…
Mon avis
Hervé Bourhis possède le sens de l’aventure et de l’esprit critique. On vit dans les grandes villes dans l’opulence où tout est disponible tout le temps. Comment vivre ensemble s’il n’y a plus d’essence pour se déplacer? Comment vivre s’il n’y a plus de nourriture de disponible? Comment faire des choses sans le numérique? Comment garder son logement quand on n’a plus de travail pour payer le loyer? Où aller quand tout s’effondre? Les choses empirent quand on a des enfants à nourrir. Herbert Boris, dessinateur de bande dessinée, décide de prendre son courage à deux mains pour s’en sortir. Avec son fils, ils décident de traverser la France pour rejoindre ses parents pour apprendre à se nourrir. Le chemin ne se fait sans encombre et la prise de conscience pour le lecteur est flagrante. Un road-movie où l’on n’a pas le temps de s’ennuyer qui nous emmène à se questionner sur notre rapport à la société. Et aussi, on se demande si on ne devrait pas cultiver un petit bout de terrain pour avoir un autre rapport à la nourriture. Est-ce si loin au final le risque de crise? La misère ne s’annonce t’elle pas avec le choix des fachos comme décideurs qui savent cultiver la haine et la discrimination?
Une bd écologique qui amère de la réfléxion sous couvert d’humour sur une monde qui s’écroule. Que ferions-nous si du jour au lendemain vous n’avez plus de numérique et plus d’essence?
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