
Noël est une période très attendue par les enfants. Mais un méchant a décidé d’empêcher cet évènement très attendu. Docteur Poche décide de changer la donne.
4e de couverture
Docteur Poche, le gentil magicien qui fait la joie des gamins depuis deux générations, anime un théâtre de marionnettes avec Mlle Zoé et son chien, un gros Bobtail qui met la pagaille partout.
Sans compter les copains du Docteur : la souris et le chat, qui ne pense qu’à manger la souris. Mais voilà qu’un lutin vient chercher le Docteur Poche car le père Noël est malade.
Et le Docteur Poche traverse la forêt enneigée dans sa vieille guimbarde avec Mlle Zoé, le Bobtail, la souris et le chat. Ils rencontrent le loup et le petit diable qui travaille pour l’ogre Grignedin – un sale type qui déverse dans les cheminées des martinets, des boules puantes et des araignées en plastique.
Mais le père Noël, guéri plus tôt que prévu, se débarrassera de l’ogre en le zappant avec une télécommande, et le Docteur Poche l’aidera à finir sa tournée. Si bien que les enfants s’endormiront avec l’impression d’avoir vu deux pères Noël…
Et, le matin, à l’heure d’ouvrir leurs cadeaux, ils auront tout oublié, tandis que les deux traîneaux s’éloigneront tranquillement dans le ciel.

Mon avis
Docteur a des principes qu’il respecte scrupuleusement. Quand un méchant décide de nuire à Noël, il ne peut rester les bras croisés. Surtout qu’il possède des pouvoirs comme celui de voler. Il n’a pas fallu longtemps pour qu’il soigner le père Noël. Bien entendu, il ne va pas y aller tout seul. Accompagné de Mlle Zoé et son chien sans omettre des elfes dont un qui adore dire des gros mots. Les enfants vont l’adorer car il prend un droit qu’il n’a pas. Des luttes vont se développer en cour de route surtout à cause de l’ogre Grignedin. Il veut se venger et offrir d’horrible cadeaux à tous les enfants du monde. Bien entendu, rien de cela ne se fera car on ne peut pas faire gagner les méchants. Les camps restent très binaires, il serait dommage d’inculquer la nuance aux plus jeunes. La mère Michele a du donner de fausses informations pour récupérer son chat mais par la suite, elle s’est rattrapée. Grâce à elle, les choses vont dans le bon sens. On vient à se demande si ce n’est pas trop violent pour des gamins du 21e siècle? Les méchants bonhommes de neige fondent et meurent. On ne va évoquer plus longuement les autres luttes. Les personnages comme la mère Michèle qui a perdu son chat ou le frère du père Noël deviennent un peu ringard. La mère Noël est assez simplette. Pourquoi elle ne pourrait pas prendre le boulot de son mari? Ce n’est pas son rôle, sa place et il faut un homme pour ça. Pour le côté mignon, des enfants aideront car un de leur copain d’école a du déménager. Tout pleins de bons sentiments qui autorisent des actes de violence et d’humiliation. Encore une fois, une vision très binaire et qui autorise la moquerie, la discrimination et la honte sociale. Cela devait être tout de même discutable en 1995 et cela l’est d’autant en 2026. Une bd qui devrait rester juste disponible dans certaine bibliothèque pour l’aspect mémorial et avec une notice d’introduction.
Une lecture étrange, dense, mystérieuse et presque drôle qui marque l’état d’esprit d’une autre époque.
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