Astrid va rencontrer un nouveau membre de sa famille. Pour cela direction les Highlands où une aventure étonnante l’attend. Elle va s’en souvenir longtemps.

4e de couverture
Un beau matin, Mme Bromure (Pandora de son prénom) reçoit un courrier de son frère Hazel l’invitant à passer quelques jours en Ecosse pour enfin lui confier la boîte à souvenirs familiale. Alors que son mari lui précise qu’il a des choses plus sérieuses à faire que d’aller sur place, Mme Bromure accompagnée de Melle Poppyscoop, Mme Dottie et Astrid, décide de prendre la route, pour les Highlands. Astrid y fait la connaissance de son excentrique et savant fou d’oncle. Le laboratoire de son manoir, cache toutes sortes d’expériences et d’espèces vivantes, Astrid ne tarde pas à y faire un tour et à libérer par accident, un bébé plésiosaure dont la croissance devient incontrôlable. L’animal devient créature et se cache dans les profondeurs du Loch. La solution ? Le capturer et le passer dans la machine lyophilisante et rajeunissante de l’oncle Hazel biensûr !

Mon avis
Mme Bromure reçoit une lettre de son frère. Quel étonnement. Il a une bonne nouvelle pour elle car il a retrouvé sa fameuse boîte Mac Muffin qu’elle affection beaucoup. Pour la récupérer, elle doit venir le voir dans les Highlands ce qui n’est pas pour lui plaire. Astrid est ravie car elle n’a jamais rencontré son oncle et qu’elle va découvrir un nouveau lieu. D’ailleurs, sur le chemin, elle pose beaucoup de questions ce qui indispose sa mère au plus haut point. Un médicament devient indispensable. La petite n’a pas encore intégré les codes de la bourgeoisie où il faut cultive le silence et ne pas poser de question, c’est indiscret et donc impolie.

Mlle Poppyscoop et Mme Dottie sont du voyage. En arrivant au domaine, la surprise est immédiate car le chaos se trouve partout. C’est un désordre sans nom qui règne et aucun personnel n’est présent. Normal, ils ont démissionné. Mme Bromure voulait sa boîte et repartir. Le temps qu’elle cherche en compagnie de sa femme de ménage, Astrid pouvait découvrir le manoir. Il a tellement de chose à voir et de bêtises à faire. Ces compagnons à 4 pattes ont un nouvel ami, un gigantesque toutou très joueur. Ensemble, ils font des bêtises et servent aussi de prétexte à Astrid. Ainsi elle transforme un étrange petit être vert en un géant qui ne peut qu’aller dans le lac à côté. Certains l’ont vu, c’est d’ailleurs là qu’est né la légende du Loch Ness. Son scientifique va résoudre les problèmes et il va falloir faire preuve d’imagination. Heureusement tout va finir bien et ils vont rentrer tranquillement. Mlle Poppyscoop s’était attaché à l’oncle. Elle ne pourra plus jamais le revoir à moins qu’Astrid à fait le nécessaire pour que les choses changent.

La première chose que l’on remarque dans Astrid Bromure, c’est le choix esthétique de Fabrice Parme. Il propose un univers délicatement surannée avec des bulles rectangulaires, un choix de fond coloré pop ou l’absence de fond, un trait fin… Une singularité qui est sa marque de fabrique et le public est au rendez-vous. C’est plaisant déjà juste pour le regard. Puis il sait aussi raconter une histoire. Astrid Bromure est une jeune fille pétillante, curieuse et suractive. Elle est issue d’une famille riche qui se préoccupe assez peu d’elle contrairement aux apparences. Après tout, ils ont embauché quelqu’un pour s’occuper d’elle. Chose assez courante dans les familles bourgeoises qui voulaient juste un héritier mâle pour reprendre le nom, l’argent et l’entreprise. Le scénariste prend un contre courant en ne mettant pas une petite fille calme et disciplinée mais une tempête pleine d’envie et de curiosité. Ainsi il peut la mettre dans des lieux pleins de mystères comme ici en Ecosse avec le mythe du Loch Ness. Au final, Nessie est apparue à cause d’Astrid, un fait assez drôle et improbable. Et en plus, elle est entremetteuse car elle va aider sa gouvernante à revoir son oncle dont elle s’est entichée. Une nouvelle fois, la magie opère et on passe un bon moment en compagnie de notre héroïne. La notion de classe est assez bien présenté et expliqué. Etre pauvre ne veut pas forcément dire qu’ils sont malhonnêtes, étroit d’esprit ou qu’intéressé par l’argent. C’est dommage aussi d’être aussi cliché. Il y a un charme certain avec une maîtrise d’une autre époque avec une pincée d’humour, de dérision et l’utilisation d’un mythe détourné.

Si vous voulez connaître la vérité histoire du Loch Ness, Fabrice Parme va tout vous révéler. Etes-vous prêt?

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