Il est assez facile d’accepter un poste à l’étranger quand le logement est compris. La famille part vers une autre planète. Des échanges interculturels très riches s’annoncent très prometteurs.

Quand on doit quitter sa maison, on est toujours assez triste. Et en même temps, il y a aussi un enthousiasme de découvrir de nouvelles choses. C’était jusqu’au moment où le chauffeur de taxi, affirment que les habitants de Terminax Conquis, dans la galaxie Rugulux 27, détestent les humains. D’ailleurs, tous ceux qui y seraient allés ne seraient jamais revenus. Du moins, c’était une blague qui n’a pas fait rire toute la famille. Une fois sur place, l’accueil sera des plus chaleureux. Puis tout change quand Pipon, le chat du voisin qui s’était caché dans les bagages, sort promptement. A partir de là, la vie des premiers terriens connaît des rebondissements des plus surprenants. L’ennui ne fera plus jamais parti de leur langage. Et en plus, ils ont le droit à avoir des amis, surtout non sollicités.

Dès que l’on commence à se plonger dans l’aventure, on est emporté par une forme de loufoquerie absolue. On y voit même un univers proche de « Nini Patalo » de Lisa Mandel. Des personnages étranges, difformes avec des formes simples et efficaces. Nous voilà sur une planète qui n’existe pas donc tout est possible, même dans l’architecture. Dara Nabati s’amuse dans le dessin, la couleur et la mise en scène. On s’amuse aussi dans cette folie totalement maîtrisé. Lorrain Oiseau créé des personnages attachants aussi bien à travers la mère prête à tout même à un bras-de-fer ou Udd-Udd, qui adule son bras musclé. Il y a des petites références scientifiques comme lors du voyage dans l’espace où les enfant demandent des précisions sur les trous de ver qui peut s’expliquer de plusieurs façons. Ainsi le père propose : « Ben c’est une structure empirique de l’espace-temps qui permet de relier deux régions de l’univers » (p. 7) et le chauffeur de taxi intergallactique « Pour que tu comprennes bien… Imagine : tu prends une feuille de papier, hop, tu las plies en deux et euh.. » (p. 8). Puis on assiste à la transformation concrète avec des effets de formes et couleurs. On tourne les pages avec le sourire car c’est frais, absurde et drôle.

Un album pour se changer les idées et rigoler simplement.

Laisser un commentaire