Quand un de leurs amis est en danger, Spirou et Fantasio foncent directement les aider. A leurs côtés, le comte de Champignac et Itoh Kata se montreront des alliés hors du commun. Ainsi, tous ensemble, ils sauveront un certain Zorglub.

4e de couverture
Le Triangle enlève Zorglub pour qu’il construise une machine servant à attirer les moustiques.

Mon avis
Se plonger dans un Spirou et Fantasio est toujours une aventure. On ne sait jamais si on va être totalement exaspéré ou content d’avoir passé un bon moment de divertissement. Dans ce tome, on suit une aventure encore totalement improbable qui commence sur les chapeaux de roue. On retrouve le duo de pote, Spip, le comte de Champignac, Itoh Kata et forcément Zorglub, qui est devenu tout gentil. Le triangle n’a pas disparu et il se fait enlever. Non parce qu’il est passé du côté obscur de la force, mais car il est très ingénieux. Pas très critique car il ne s’interroge en aucun cas sur l’objectif à atteindre. Quand il découvre le pot-aux-roses, il se met au service du bien. On n’a pas le temps de s’ennuyer même si le rire n’est jamais au rendez-vous. Il ne manque pas de rebondissements et de situations improbables, une fois encore. On part de Champignac et après on n’arrête pas de changer de pays en pays pour arriver à une petite île du pacifique, Tora Torapa. Ancienne base secrète de Zorglub où des éléments technologiques sont cachés et sont toujours fonctionnels. Les méchants qui géraient l’île vont changer de camp en un rien de temps et aide les autochtones. La chute avec la présence d’atomique pour créer des effets graves est de trop et tombe comme un cheveux sur la soupe. Les clichés sont de mises et l’esprit des années 70 règne en maître. Comme d’habitude, les femmes restent quasi inexistantes. On trouve juste Ororea, brune pétillante aux cheveux longs bruns relâchés. Elle porte une robe très courte, laissant son corps assez dénudé. Malgré qu’elle semble très chieuse, elle possède un vrai emploi, photographe. Elle menait l’enquête pour témoigner ailleurs. Toutefois, elle reste un objet sexuel qui est représenté comme telle aussi bien par sa tenue que par la réaction de Spirou. Un sexisme totalement assumé par Franquin et aussi Fournier, ce qui est bien dommage. Les bd qui valorisent le royaume de la couille souffrant en plus du syndrome du sauveur, ennui et appauvries considérablement le récit ainsi que l’intérêt du lecteur. Prendre la succession suite au talent de Franquin, ne veut pas dire qu’il n’est pas possible de donner un nouvel élan comme on le constate maintenant. On a vu pire. On ne s’est pas ennuyé mais on va l’oublier.

Une aventure qui ne restera pas dans les annales qui s’oublie une fois l’album terminé.

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