L’Undertaker s’est encore mis dans une situation très tendue. Pour sauver la justice et l’ordre, il est prêt à tout, même risquer sa vie. Il n’est pas sur que cette vie, il pourra s’en sortir vivant.

4e de couverture
À Eaden, petite ville du Texas sortie ruinée et humiliée de la guerre de Sécession, Sister Oz, gourou de la ligue de la vertu, a convaincu la population qu’elle retrouverait son honneur en faisant sa propre justice… et en empêchant Eleonor Winthorp d’avorter. Pour cela, tous les moyens sont bons : humiliations, intimidations, et pourquoi pas tuer Randolph Prairie, le médecin qui s’apprêtait à pratiquer l’opération.
Mais un homme se dresse pour protéger celui qui est pourtant son rival amoureux et permettre ainsi à Eleonor de choisir son destin : Jonas Crow, l’Undertaker.
Dans cette ville crépusculaire qui oscille entre liberté et fanatisme, chacun devra choisir son camp, quitte à en perdre la vie. Nul ne sortira indemne du monde selon Oz.

Mon avis
C’est toujours un vrai plaisir de se plonger dans la série Undertaker. Jonas Crow a des valeurs, une éthique, du caractère et du tempérament. L’ancien soldat, fin tireur, a pris un nouveau départ comme croque-mort surtout dans une période où les règlements de compte, les voleurs, les dangers ne manquent pas. Il s’adapte à tous les clients. Mais quand l’injustice débarque, il ne peut pas rester sans rien faire. Les biens pensants et béniouiouis se mettent à juger les femmes qui souhaitent avorter. Sister Oz arrive à manipuler les gens qui ont besoin de messages simples et simplistes pour aller sur le bon chemin. Même si elle règle les problèmes avec une arme à feu. L’avortement c’est mal mais le viol, les agressions, les incestes, frapper sa femme et ses enfants… tout ça, c’est normal et autorisé. Il faut contrôler le corps de la femme le plus possible pour ne lui laisser aucun espace de droit, à part être un objet pour baiser, faire le ménage, la cuisine s’occuper des gamins et être un trou à disposition. Un sujet assez sensible que peu de bédéaste ose abordé. Là, c’est sur deux tomes, avec un héros qui défend bec et ongle la liberté des femmes de choisir ce qui est bon pour elle et Rose, qui arrivent à montrer l’hypocrisie de ces croyants de la dernière minute. Ils sont des pêcheurs qui veulent laver leurs pêchés pour donner l’illusion de leur valeur. Quel courage des bédéastes d’aborder autant de choses sensibles dans un genre masculin. Sinon la structure est encore très bien travaillé avec un équilibre parfait. On n’a pas le temps de s’ennuyer et on profite des échanges de coups de feu ainsi que de coups de poings. La fin est pleine de promesse avec enfin un peu d’amour sincère. Un coup de coeur surtout que la série ne nous a jamais déçue.

Se battre pour le droit des femmes à disposer de leur corps, d’autant plus quand elles ont été violé par leur beau-père, c’est noble. Soeur Oz est prête à tout pour forcer une pratique radicale, humiliante et violente.

L’avis de Belette : « Bref, n’hésitez plus et foncez sur cette série western qui vole bien plus haut qu’on pourrait le croire, parce que oui, on peut écrire des westerns intelligents ! »

Laisser un commentaire