
Marko et Alana sont enfin réunis pour retrouver leur fille. Pour y arriver, ils vont retrouver un ancien ami pour les aider. Une quête qui va réveiller d’autres combats qui impacteront leur sécurité.
4e de couverture
Réunis pour finalement voir leur fille kidnappée par des membres de la Dernière Révolution, Marko et Alana sont sous le choc. Ils ignorent tout de leurs intentions envers Hazel et du lieu où est elle se trouve actuellement. Le Testament, de son côté, se remet progressivement sur pied grâce aux efforts conjoints de Gwendoline et Sophie, non sans pleurer la mort de sa soeur La Marque. En somme, une « résurrection » dont le mercenaire se serait bien passé…
Mon avis
C’est toujours un vrai régal de se plonger dans les aventures de Marko et Alana. Surtout qu’ils se retrouvent enfin. Ensemble, ils ont un objectif concret à atteindre, retrouver leur fille à tout prix. Pour ça, ils font alliance avec un ancien ami/ennemie. A partir de là, les choses auraient pu bien tourner. La mère de Marko souhaite rester dans la prison où elle a trouvé des alliés. La maîtresse d’Hazel va tout faire pour aider la petite fille car elle sait que sa particularité met sa vie en jeu. On retrouve Le Testament qui abuse de drogue ce qui lui fait apparaître sa défunte compagne et occasionnellement sa soeur qui tente de le résonner. Il tient sous sa coupe deux journalistes homosexuels qui cherchent le scoop sur Hazel. Un nouveau personnage fait son apparition avec Pétrichor. Il a aussi de la colère à revendre. On n’a pas le temps de s’ennuyer et on est captif du récit. Comme d’habitude, les messages sur le racisme, la discrimination, le harcèlement, le contrôle policier, le contrôle des médias… Il y a de quoi faire réfléchir et nous inciter à voir le autrement. « Nous sommes tous l’étranger de quelqu’un. Même au sein de notre propre peuple, la plupart d’entre nous se sentent parfois étrangers. » (p. 77). Car les parallèles entre la fiction et notre monde sont très aisés à faire. Pas besoin d’avoir une tête en forme d’écran de télévision ou d’être vert pour comprendre le message. La haine et le rejet de l’autre sont de plus en plus tendance dans notre société. Alors c’est encore plus parlant comme lecture. « Ca n’est pas parce que nous sommes complètement différents les uns des autres mais parce que nous sommes sacrément pareils. » (p. 85). Le rejet de l’autre s’explique aussi par l’isolement social. « On ne peut pas comprendre comment fonctionne vraiment le monde sans s’entourer de gens aux profils différents et un peu barrés. » (p. 95). Au bord du vaisseau arbre, tous les locataires vont devoir faire face à un nouveau défi très dangereux pour l’équilibre de l’univers. Un retournement audacieux qui sait nous cueillir. Impossible de vouloir s’arrêter là.
Une lecture qui se dévore de la première à la dernière page. Une critique de la société fine, curieuse et très addictive.
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