
Jeremiah fuit avec, la charmante et pénible, Léna à ces côtés. L’hivers est vraiment très rigoureux et il est difficile de trouver un refuge. Malheureusement quand il trouve un endroit, il s’avère très dangereux.
4e de couverture
Jeremiah a laissé Kurdy pour partir avec Léna, indésirable dans la ville depuis la mort de son père. Voila donc les deux jeunes gens en cavale durant cet hiver plus que rigoureux. Cette promiscuité va les rapprocher.
Au gré de leur dérive a travers le pays, ils tombent sur un port qui abrite un ancien paquebot, réhabilité en « arche ». Le navire accueille surtout des parias, déshérités et rejetés de la société.
Dans cette ambiance oppressante et bizarre, c’est Léna, cette fois, qui va leur apporter des ennuis. Un jour ou Jeremiah part sur le continent avec des membres de l’équipage, elle rencontre une jeune enfant « normal » avec laquelle elle se lie plus ou moins d’amitié. La découverte d’une photo sur laquelle figure un homme qu’ils ont trouvé mort peu avant leur arrivée sur le navire, va faire dégénérer la situation.
S’en suit une méchante histoire ou les deux amants vont souffrir de cette rude réaction des autres membres de la communauté maritime…
Mon avis
Hermann propose un changement de taille pour cet album. Jeremiah a laissé Kurdy. Une grosse fâcherie a séparé les deux amis qui ont déjà du faire face à bien des horreurs. Mais certains choix, amènent des conséquences. Le fier défenseur de la veuve et de l’orphelin, prend sous son bras une très belle et jeune femme. Elle n’y peut rien si son père était un mafieux. Ils partent ensemble pour trouver un nouveau refuse. Léna n’arrête pas de se plaire. N’est-ce pas une représentation ordinaire d’une femme qui n’est jamais contente? Cela n’empêche pas le héros droit dans ses bottes de tomber amoureux et le voilà en couple. Heureusement qu’elle est belle. Elle a au moins ça. Donc elle remplace Kurdy et sa provocation, son irrévérence cependant avec des clichés qui énervent plus qu’ils n’amusent. L’hiver est très rude et la ville la plus proche reste introuvable. Par chance, un homme qui meurt à leur pied leur indique un chemin vers un bateau à quai. L’accueil est étrange à cause des nains habillés en bouffon et qui ont un comportement très étrange. Une personne à l’apparence normal les invite à venir et profiter de l’hospitalité du lieu. Quelque chose de louche se trame. Lena en traînant sur le bateau seule découvre, une petite fille curieuse et souriante. Le secret découvert alors leur survie est mise en cause. A partir de là, tout part en vrille avec des courses poursuites, des combats et un rebondissement de fin. Même si rien n’a été très surprenant, on apprécie ces moments d’action. Bien que faire des nains des êtres de grande laideur, de stupidité et de méchanceté interroge. Fallait-il ça pour montrer leur folie meurtrière? A moins que cela soit pour contraster avec l’innocence de la petite fille rousse. Elle va devenir le centre d’intérêt pour le prochain album. Deux femmes sous la responsabilité de Jeremiah. Comment va t’il gérer ce nouveau défi?
Une lecture rapide où l’on s’ennui peu et où la femme reste un objet stupide pour permettre au héros de s’épanouir dans le syndrome du sauveur.
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