
Il existe des formes étranges dans certains déserts du monde. Il est difficile de savoir à quoi ils servent et de quand cela date. Des chercheurs curieux arrivent à se mobiliser pour l’étudier.
4e de couverture
Une enquête archéologique steppes by steppes !
De l’Arabie saoudite au Kazakhstan, une équipe internationale d’archéologues explore le coeur des déserts et des steppes pour en apprendre plus sur les énigmatiques » desert kites « .
Ces gigantesques constructions oubliées pendant des siècles s’étendent sur des kilomètres et leur usage reste mystérieux. Nos archéologues, tous spécialistes dans des domaines plus étranges les uns que les autres, vivent des aventures étonnantes à la découverte de ces mégastructures et vous invitent à plonger dans le monde de l’archéologie contemporaine.
Mon avis
Quand on regarde la couverture, on sait que l’on va suivre le travail d’archéologues. On ne sait pas trop sur quoi, à part que cela soit dans le désert. Quand on voit le nom de Séverine Laliberté, cela nous fait penser à la bd « Les héros de l’étoffe : La fabuleuse histoire du textile ». Cette lecture sur l’histoire du textile à travers le temps était vraiment très intéressant et raconté avec beaucoup d’ingéniosité. Alors on ne doute pas de retrouver son écriture dynamique et enjouée au service d’un récit. D’autant plus, que là, l’histoire l’a concerne plus directement. Elle est archéologue au CNRS et elle partage plusieurs de ses expériences de terrains. Déjà, on est titillé car on nous évoque le désert kites. Qu’est-ce que c’est? On commence à voir à quoi cela ressemble. A quoi servent ces grandes constructions qui peuvent s’étendre sur plusieurs kilomètres. Personne n’a la réponse. Par conséquent, il faut chercher avec des personnes à multi-expertises tels géologues, géographes, cartographe, géoarchéologue, dessinateur, préhistorien, doctorant…. Et en plus, ces structures ne sont pas uniquement dans un pays, dans une zone. Alors, ils doivent se débrouiller pour monter des dossiers pour aller de l’Arabie saoudite au Kazakhstan. Pour rendre compte de l’expérience, un dessinateur, Nicola Gobbi, est invité à les suivre pour partager au grand public. Beaucoup ignore ce que font ces personnes et surtout à quoi cela peut servir. On sent un monde assez particulier avec des individus qui connaissent les difficultés financières pour mener des recherches et aussi faire avec les tensions politiques sur le terrain. Mais l’envie de comprendre est présente et on sent une vraie solidarité entre eux. On aimerait bien en savoir plus sur les recherches, les trouvailles, les confirmations des hypothèses.. Le temps long est assez en condensé ce qui trouble ce rapport à la quête d’élèments probants. La satisfaction se fait sur la réponse qui est donné et que cette technique est utilisé dans le monde. Les gens sont brillants. On n’a pas attendu ni la révolution industrielle ni la numérique pour être ingénieux. On aimerait en savoir plus sur les techniques, les personnes, les élèves, les habitants… A la fin, on nous propose quelques éléments pour suivre le projet et connaître les découvertes. Quelques photos aurait été aussi appréciable car plus factuelle.
Une lecture intéressante qui nous montre comment travaillent des chercheurs en quête de réponse face à un mystère dont il ne reste aucune trace de l’usage.
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