Le véganisme est un sujet très polémique. France Hirsute propose de mieux comprendre le ressenti animal par rapport à leur utilisation commerciale. Une démarche engagée pour mieux pouvoir échanger avec tout à chacun.

Quand on évoque le véganisme, on pense souvent aussitôt arrêter de manger de la viande. On a tous nos idées sur ce mode de vie. Cette pratique est plus complexe qu’il n’y paraît. France Hirsute prévient dès le prologue qu’elle va raconter des choses qui risquent de perturber les non-initiés. « Gardez en tête qu’en général on ne devient pas végan du jour au lendemain, qu’il faut du temps pour accepter et déconstruire des idées qui sont profondément ancrées dans notre société ». L’autre chose importante est que le véganisme n’a pas de rapport direct avec l’écologie. C’est plus une démarche de respect du bien-être animal. Une fois que tout ça c’est poser on peut aller à l’exploration dans de nombreux sujets comme la soie, le cuir, les cosmétiques, le miel… Elle prouve que les animaux sont très présents dans de nombreux produits d’usages de notre vie quotidienne. C’est flagrant aussi bien dans notre salle de bains que dans les loisirs ou l’alimentation. Bien entendu, peut-on échapper aux débats des fêtes de fin d’année? Un repas sans chapon, dinde, foie gras, saumon et fruits de mer est-ce possible? Discutons-en.

Il existe plusieurs albums sur le véganisme comme « Amour, gloire et végan » de Clara Cuadrado ou « Insolente veggie » de Rosa B. Mais ils abordent principalement leur rapport à la viande et la souffrance animale dans les abattoirs. Franche Hirsute choisit une approche, plus complète et plus pédagogique. A travers des grands thèmes, elle choisit de s’arrêter sur des choses bien particulières et qui sont dans la vie courante de chacun. Elle met les pieds dans le plat. Par exemple, on entend que l’on soulage la vache quand on la traie ou que l’on tonde un mouton. Mais c’est l’humain qui a créé la situation où il doit intervenir. Les vaches produisent du lait pour leurs petits et avant la laine des moutons tombaient naturellement. A force de modifier génétiquement les animaux pour le besoin des individus, on change leur fonctionnement et leur morphologie. Par exemple, une vache standard produit 4 litres de lait. Dorénavant, des races comme la Prim’Holstein en produisent 30 litres.

Elle explique, elle source et elle propose aussi des solutions. On n’est pas obligé de tout lire d’un coup car beaucoup de données et aussi cela incite à une prise de conscience. C’est dommage que les sources chiffrées se trouvent uniquement à la fin de la bd. Et on aurait aimé aussi trouvé à la fin plus de sites, d’associations et autres pour la protection des animaux que l’on trouve éparpillé dans l’ouvrage. La lecture ne laisse pas insensible à notre rapport aux animaux et leur omniprésence dans nos produits de consommation.

Une bd qui incite à réfléchir sur notre consommation et nos choix qui ont un impact global sur l’environnement.

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