Les américains ont décidé de s’impliquer pour protéger l’environnement. William Green devient Planet Ranger et doit rendre justice à la planète. Par contre, son investissement n’ai pas toujours très bien reçu.

4e de couverture
La Nature a trouvé son super gendarme. Gaspillage des ressources en eau par le personnel hospitalier (pour se laver les mains), surconsommation d’électricité (fléchage lumineux des issues de secours), lutte contre les décibels (des sirènes de pompiers), interdiction des braseros aux SDF (à cause du CO2)… Rien n’échappe à la sagacité du Planet Ranger. Planet ranger is watching you !

Mon avis
« Comptant sur les énergies nouvelles pour se sortir de la crise, les Etats-Unis ont signé le protocole de Kyoto. Au sein de la plus ancienne police de l’environnement, les rangers, un héros va naître. » (p. 3). William Green devient Planet Ranger car il était « membre du corps d’élite des rangers, major de promotion, officiant au parc national du Mont Rushmore, pédagogue enthousiaste de l’écologie ». Le gars maîtrise l’excès de zèle. Pourquoi faire? « Votre mission sera de traquer les comportements irresponsables et d’encourager les énergies propres… Afin de combattre l’effet de serre. » (p. 3). Pour mener à bien sa mission, il possède un appareil volant qui fonctionne à l’huile de friture. Le faire fonctionner est facile pour lui. « Bien sûr! J’ai fait deux heures de simulateur sur PC. » (p. 4). Le ton est donné car les catastrophes ne vont pas s’arrêter. Les gags proposés nous laissent assez perplexes. Faut-il y voir une critique de l’excès de zèle des américains? Ils se croient plus forts que tout le monde et au final, cela reste des trous du cul? Entre les catastrophes qu’il produit, les conseils débiles et des actions stupides comme mettre des bouchons dans l’anus de vache, on se demande vraiment où il veut aller. Alors que c’est les rôts de vache qui polluent plus. Tout est limite, surtout les blagues sur des tueurs en série de femmes, forcément représentée à moitié nue, qui brûlent des cadavres, précédemment découpé ou qui les jettent dans les déchets. Là, on rit jaune tellement c’est dégueulasse et pas drôle du tout. Au final, préserver l’environnement c’est juste une blague alors autant pousser le bouchon assez loin. Pourquoi ne pas aller dans le trash, le vulgaire et le débile? L’exploitation de la pauvreté, le manque d’eau, des peuples isolées, la prolifération des maladies… ne sont peut-être aussi que de l’humour? Faut-il y voir une oeuvre climatoseptique? En tout cas, le dégoût est là jusqu’au bout. Par chance, il n’y a que deux tomes. Plus besoin de s’infliger ça.

Une lecture qui déstabilise autant qu’elle énerve car manifestement l’humour débile ne fait pas rire tout le monde.

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