
Après avoir acquis le droit d’exister librement, les animaux mènent un nouveau combat. Le dictateur, une puce de lit, règne en maître. Tous ceux qui s’opposent risque de subir une opération de gratouille sans pitié.
4e de couverture
Après avoir aboli les rapports de domination des humains sur les animaux, Didier et sa bande pensaient vivre sereinement, loin des hommes et de leurs fichus abattoirs. C’était sans compter sur Titi, la punaise de lit qui les avait pourtant aidés à remporter leur révolte sans précédent ! Profitant de la confusion générale, Titi et son armée ont installé une tyrannie mondiale, acheté les organes de presse à la gloire du tityran et imposé un rythme de travail insoutenable. Glorifiés dans les écoles, le tityran réécrit l’Histoire et ne souffre aucune critique. Une situation intolérable pour les révoltés qui montent une action de résistance.
Avec La contre-révolte sans précédent, Guillaume Meurice et Sandrine Deloffre continuent d’explorer l’actualité et les travers de notre époque dans un album satirique et plein d’humour, sans jamais omettre leur tendresse pour les animaux. Un album à lire dès douze ans.
Mon avis
On retrouve les héros du premier tome qui lutte à nouveau. La caricature du politique et du pouvoir totalitaire sont de retour sous la plume acerbe de Guillaume Meurice. Il y met beaucoup d’humour car tout est raconter à travers des animaux. Ce n’est pas parce que l’on conquière un droit qu’il restera toujours. Et qu’il n’y a pas d’autres motifs de lutte. Une dictature est déployée aussi chez les animaux que les humains. Pour espérer changer les choses, il faut entrer en lutte. Toute référence à des situations réelles n’est pas fortuite. La monté du fascisme, du populisme et des conservateurs est concrète et pas seulement en France. Il devient banal d’être raciste et misogyne dans l’espace public. Donc la vigilance reste de mise si l’on souhaite une société équitable. Il est difficile de se réunir tout en secret car les oreilles indiscrètes sont partout. Par chance, ils arrivent à mettre un stratagème pour changer les choses. La filouterie et l’improbable nous montre qu’il faut développer de l’ingéniosité pour arriver à son but. Quand on a le pouvoir et les moyens, cela change le champ des possibles pour les quidams. Mais pour une fois, les faits réels évoqués dans la bd donnent à sourire ce qui est bien difficile en ce moment. L’univers graphique de Sandrine Deloffre permet ce décalage. On tourne les pages avec plaisir. Toutefois, on reste sur sa faim car l’album n’est pas très épais. Cela aurait mérité plus de densité, de longueur et d’autres aventures. On a l’impression que comme cela se vend tout seul pas besoin non plus d’en faire trop.
Une lecture drôle, piquante qui aurait mérité plus d’épaisseur pour que l’on ne reste pas sur notre faim.
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