Etre journaliste de terrain n’est pas un métier tranquille. Aller sur place pour dénoncer les violences, les meurtres, les tortures risquent toujours de gêner les pouvoirs en place. Vladimir Poutine ne laisse personne remettre son autorité en cause.

4e de couverture
Dénonçant la corruption et les violations des libertés publiques, Anna Politkovskaïa s’attire les foudres du régime. Ses révélations sur le conflit en Tchétchénie lui seront fatales. Le 7 octobre 2006, elle est assassinée dans l’ascenseur de son immeuble à Moscou. L’onde de choc de sa disparition est mondiale. Journaliste courageuse et femme déterminée, elle fut et reste la voix de la Russie qui résiste.

Mon avis
Les bandes dessinées qui évoquent les vrais journalistes restent assez rares. Ceux qui osent dénoncer les actes horribles des dictateurs risquent leur vie. Sans eux, les informations n’existeraient pas. Uniquement celles du pouvoir en place circuleraient avec toute la propagande que cela comporte. Dorénavant, il existe des associations pour mieux les protéger même si c’est assez difficile. Certaines s’engagent à protéger les informations et que l’enquête sera poursuivi. Les individus savent que leur vie est en jeu comme dans le cas d’Anna Politkovskaïa qui ose dénoncer le conflit en Tchétchénie et d’autres actions menées par les services secrets russes. Trop c’est trop et Vladimir Poutine n’aime pas les cailloux dans les chaussures. Les tueurs ne manquent pas et pour le grand chef, ils sont prêts à tout. Alors tuer une femme qui vivait sa vie de façon ordinaire n’est pas un acte de bravoure. En sortant de l’ascenseur après ces courses, elle prend des balles mortelles. Impossible de ne pas être touché par une femme qui à oser défier le pouvoir en disant une vérité cacher. On aurait aimer en savoir plus sur ces articles, les lire avec une contextualisation, avoir accès aux retours des lecteurs opposants et soutenants… La bd est assez brève. On nous propose une grande partie de la découvrir à travers des témoignages écrits et un morceau d’interview. Elle avait un caractère bien trempé mais n’est-ce pas nécessaire quand on fait ce travail. La qualité de sa production est reconnue dans le monde car elle a reçu de très nombreux prix. Cela n’empêche pas d’être tué et que personne ne soit reconnu coupable. Une déception pour la famille et les proches. Pouvait-il en être autrement? En tout cas, cela donne envie mieux connaître les associations qui soutiennent ces journalistes très courageux. Par les temps qui court, osez dénoncer l’oppression devient vraiment un grand risque.

Une lecture qui nous pousse à ne pas oublier ceux qui risquent leur vie pour dire l’horreur, la violence, les meurtres, les abus…

4 responses to “Anne Politkovskaïa – Journaliste dissidente – Francesco Matteuzzi et Elisabetta Benfatto”

  1. Avatar de belette2911

    Là aussi, je note, pour ne pas oublier Anna Politkovskaïa et relire son histoire !

    1. Avatar de noctenbule

      Je me suis rendue compte qu’il existe plus de récit avec des journalistes fictifs que des vrais qui risquent leur vie.

      1. Avatar de belette2911

        En publiant un récit avec un journaliste fictif, les auteurs ne risquent rien, ils peuvent inventer, tandis qu’avec les vrais, il faut respecter les biographies, les flous, les mystères… en écrivant la fiction, ma foi, tu es plus tranquille.

      2. Avatar de noctenbule

        Tu as tout à fait raison. Mais pourtant ces journalistes qui meurent sous les balles mériteraient de ne pas être oublié.
        Les Spirou et les Fantasio ont atteint leur limite dans leur simplicité.
        Je vais voir ce que je peux trouver sur la vraisemblance.

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