Planet Ranger relève tous les défis pour dénoncer les abus environnementaux. Avec son appareil volant, il va à la rencontre des pollueurs et malheureusement, les choses toujours mals. Il n’est pas facile de sauver le monde.

4e de couverture
La Nature a trouvé son super gendarme. Gaspillage des ressources en eau par le personnel hospitalier (pour se laver les mains), surconsommation d’électricité (fléchage lumineux des issues de secours), lutte contre les décibels (des sirènes de pompiers), interdiction des braseros aux SDF (à cause du CO2)… Rien n’échappe à la sagacité du Planet Ranger. Planet ranger is watching you !

Mon avis
Les abus concernant l’écologie ne manquent pas dans le monde. Il est rare que la bande dessinée s’approprie le sujet pour les dénoncer. Sauf que Planet ranger se croit autorisé à aller partout et faire n’importe quoi. Forcément, les choses étaient catastrophiques. Le ranger américain débarque au mauvais moment, sans avoir réalisé des recherches au préalable et semble pouvoir tout gérer tout seul. On voit l’américain qui croit pouvoir tout faire et n’avoir aucun compte à rendre. Alors quand il détruit des espaces rares ou autre, il continue l’air de rien. Cela amène à s’interroger sur ce qui est censé être drôle. Est-ce que l’on dénonce les dérèglements du monde ou le fait d’essayer de faire des changements? Les faits dénoncés sont assez graves et vrais. Est-ce une façon de les dénoncer? Comment lutter contre l’exploitation des populations locales pour de la monoculture avec des produits très toxiques? Est-ce vraiment au consommateur de faire peser la balance? Le héros est assez simplet et se croit le roi du monde. Toutefois, rien ne change en positif à la suite de son passage bien au contraire. Alors le rire n’est pas là et on est plutôt navré de faire inlassablement un constat négatif. On trouve aussi des références à des inimitiés entre les Russes et les Etats-Unis avec des blagues par exemple sur la radioactivité, pas vraiment maîtrisée. Le dernier gag fait référence aux photos vues du ciel de Yann Arthus-Bertrand mais en montrant une photo de pénis géant. Là aussi, rien de très amusant, où c’est limite vulgaire et gratuit. On clôture l’album de façon assez mitigé.

Une lecture qui donne à réfléchir sur l’état du monde et le champ de possible pour changer les choses.

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