Laurie vient d’arriver dans la ville et très vite elle se lie d’amitié. Elle se rapproche surtout de Brian Milner, qui sait très bien dessinée. Sa singularité l’attire comme elle lui crie méfiance.

4e de couverture
Absorbé par l’image déformée que lui renvoie le grille pain en face de lui, Brian Milner s’aperçoit qu’il est en train de dessiner un auto-portait. Dans la pièce derrière lui, à des années lumières de sa propre pensée, ses amis font la fête. L’esprit de Brian a déjà traversé l’espace pour se perdre dans un autre monde où tout est plus vivant, plus étincelant, lorsqu’une ombre se glisse derrière lui. Cette première rencontre avec Laurie marque le début d’une nouvelle histoire dont elle jouera le rôle principal.
Enchevêtrant subtilement le cinéma et la vraie vie, Dédales est le premier tome d’une série qui construit sa narration autour du rapport entre l’inconscient et sa représentation. Ce thème, qui puise ses sources dans les fondements de la psychanalyse, est ici décliné par Charles Burns à travers d’incroyables séquences où le rêve devient source d’inspiration de la fiction. Pour l’auteur, comme pour Brian, le personnage central de la série, la caméra et le crayon deviennent alors des outils introspectifs qui créent un pont entre l’imagination et la réalité. Burns s’amuse ainsi à nous semer dans différents niveaux de lecture pour mieux renforcer le sentiment d’étrangeté qui se dégage de ses illustrations. Il livre au passage un brillant hommage au cinéma fantastique et à sa capacité d’agir comme un miroir déformant de l’existence.
Le premier tome de cette nouvelle série, publié en exclusivité mondiale, prouve une nouvelle fois le génie de Charles Burns à travers son aptitude à s’emparer de sujets toujours plus complexes tout en créant des liens délicats entre les disciplines artistiques, le tout, servi par un dessin époustouflant.

Mon avis
Quand on voit le nom de Charles Burns, on sait d’office que l’on va plonger dans un univers des plus étranges. Et dès les premières cases, une forme de malaise apparaît. Déjà, dans son trait très reconnaissable où l’on a l’impression de personnage figé. Il y a une autre temporalité comme celle des films fantastiques et d’horreur. Laurie, une belle et jolie adolescente est apprécié des garçons. Elles sont rares celle qui s’intéressent à Brian Milner. Son étrangeté a quelque chose de glaçant. D’autant plus lorsqu’on regarde ces créations dessins. La maîtrise graphique est au rendez-vous. A quoi font référence ces choses bizarres? Ils sont sortis de l’imagination du garçon. Quand on voit les films qu’il a fait avec son meilleur pote, la méfiance doit se faire. Pourtant, elle reste auprès de lui et tente de le comprendre. Surtout qu’elle se fait une joie de jouer dans leur prochain film. Pour sa vie, est-ce un bon choix? Ce premier tome pose le cadre. Quelque chose de malsain émane page après page. Tout finira mal, c’est obligatoire. Mais comment cela va se faire? Va t’il y avoir des extraterrestres? On n’est pas rassuré en tournant les pages et on sait que le bédéaste possède un vrai talent dans ce type d’aventure. L’horreur est là sans pourtant se montrer véritablement. On va attendre la suite pour savoir à quoi s’attendre.

Une lecture qui surprend et déstabilise car l’horreur est là tapis avant d’exploser.

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