Il devient indispensable d’être sur les réseaux sociaux et surtout pour les adolescents. Par contre, on trouve de très nombreuses choses néfastes sur les réseaux sociaux. Pour mieux comprendre et agir, Cookie Kalkair propose des conseils pour mieux gérer et faire face.

4e de couverture
C’est avec humour et autodérision que Cookie Kalkair se lance dans une étude sur les réseaux sociaux. Mêlant analyse et conseils pratiques, Cookie explore leurs aspects négatifs et positifs au travers de : la gestion du temps, l`estime de soi ou encore la toxicité en ligne.
Un guide à destination de ceux qui veulent comprendre les mécaniques des réseaux sociaux et ouvrir un espace de dialogue avec les ados. Pour construire ensemble un regard critique sur nos pratiques.

Mon avis
On sait que lorsqu’on se plonge dans une publication de Cookie Kalkair, la lecture va être clair et aller à l’essentiel. De plus, il joue avec la bichromie pour bien dynamiser la lecture. Tout est fait pour que l’on puisse avoir de l’information pour comprendre et agir si on le souhaite. En plus, les conseils pour les adolescents servent aussi bien pour les adultes. Les adultes aussi ont bien du mal à laisser leur téléphone de côté. Pour permettre de mettre en valeur ce choc générationnel, le bédéaste se met en scène avec sa plus jeune soeur. Ce qui permet d’introduire des chamailleries pour apporter de l’humour et de la détente. C’est au combien nécessaire car beaucoup d’informations nous mettent en angoisse.

En France, on est en moyenne à 5h22 par jour par temps d’écran dont un tiers la nuit. Donc la qualité de sommeil est réduit et la fatigue la journée est de mise. Contrairement, à ce que l’on pourrait croire ce n’est pas gratuit puisqu’ils ont notre attention. Et les outils pour garder captifs ne manquent pas. Déjà, le scroll infini qui permet de rester toujours sur la même page. Inventé en 2006 par Aza Raskin qui permet de garder l’attention et de générer une addiction. « L’effet de ce simple changement sur notre cerveau est très simple. Il nous donne l’impression qu’il y aura toujours « plus » après. Un article plus intéressant, une photo plus belle, un statut plus drôle… » (p. 32). Plus les gens restent donc ils vont être orienté vers des contenus les plus consultés et ce qui nous intéresse. Et entre, il va y avoir du remplissage. Pour montrer ce vrac d’informations, le bédéaste demande à sa soeur de dire ce qu’elle a vu en 6 minutes. Il liste l’ensemble assez hétéroclite des vidéos, pubs, images… Que reste t’il? La réponse est la publicité.

Dans les outils, il faut citer obligatoirement les notifications. En 2003, Blackberry, alors pionniers du téléphone intelligent (avant Apple) cherche à être toujours le premier dans la compétition. Leur principale audience étant des professionnels, des PDG, des gens de Wall Street… ils ont l’idée de leur donnée un avantage avec la possibilité d’être averti à la seconde quand il se passe quelque chose. A cette époque, il fallait régulièrement réactualiser sa page, le fameux F5, pour rafraîchir la page. C’était il y a bien longtemps. Progressivement, le processus se développe sur d’autres appareils. Dorénavant, dès que le signal retentit, on veut savoir ce que c’est. La grande majorité des utilisateurs, l’entendent même quand il ne sonne pas. A partir des années 2000, on trouve à ce phénomène des petits noms comme ringxiety, phantom ringing syndrome ou phonetom. Cela mène jusqu’au FOMO avec la peur de rater quelque chose. Par chance pour s’en sortir, on nous donne quelques conseils : désactiver les notifications, établir un temps d’écran et de contrôle parental, mettre en place des moments « sans », utiliser les réseaux sur son ordinateur, suivre les mêmes règles pour soi et installer une « boîte à téléphone ».

Il faut aussi noter la baisse de l’estime de soi, surtout chez les adolescent.e.s. Déjà, on a constaté une augmentation des dépressions chez les adolescentes et aussi des tentatives de suicide. On trouve même un phénomène qui se trouve la « snapchat dysmorphophobia ». Les adolescents ont une vision difforme de leur apparence et souhaitent faire de la chirurgie esthétique pour ressembler à leur version virtuelle. Le mal être bien présent. A cela se rajoute d’autres niveaux de toxicité. Beaucoup croient que leur valeur se fait par rapport à leur nombre de followers. Par contre, qui sont ces personnes? Au vue de la société, les gros pervers dégueulasses vicieux ne manquent pas. Donc aucun doute que la charmante mineure doit être suivi par un gars qui va se masturber devant son image, la partager sans autorisation, lui envoyer des photos de son pénis et aussi mettre des messages immondes. Ces immondisses humains ont une grande préférence pour les mineurs. La pédophilie est assez courant sur les réseaux sociaux et avec l’aimable encouragement des dirigeants de ces réseaux sociaux.
Un parent ne laissera pas son enfant dans une zone malfamé son enfant, pourtant aucun problème pour le faire en ligne. Des explications qui ont tendance à rendre le monde moins beau et voir beaucoup de pervers partout. Se complète avec le cyberharcélement de plus en plus répandu et avec une absence de droit ainsi que d’engagement politique. Se protéger n’est pas facile et cela s’apprend. Il ne faut pas baisser les bras pour autant. Se former, s’informer et diffuser les bonnes pratiques.
On ne ressort pas indemne de cette lecture qui nous montre une vision du monde plus sombre.

Une bd qui met les pieds dans le plat de façon à éveiller notre vigilance et interroger nos pratiques ainsi que celles des adolescents.

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