
Malgré la chaleur, la bande d’amis décide de partir en week-end. Le moment est rempli de joie et d’interrogations. Cela a permis à Natsumi de se demander sur sa maturité et son rapport à l’amour.
4e de couverture
La chaleur estivale est à son comble.
Bien décidée à profiter à fond de l’été, Natsumi part avec ses amis de la fac pou un petit séjour à la montagne. Ôrui, un copain de Yamada, se joint à la bande. Y aurait-il de la romance dans l’air ?
De son côté, Ishikawa a soigneusement planifié son rendez-vous avec Yomogi, mais entre le romancier et Hiroto, le cœur de notre agente immobilière préférée balance !
Mon avis
C’est toujours un moment de plaisir de se plonger dans « Hirayasumi ». On apprécie retrouver ces personnages tous si attachants et si vraisemblables. Dans ce tome, on va avoir un flot de rebondissements, des interrogations et l’arrivée d’un nouveau personnage. Natchan part en week-end avec ces amis. Pour éviter d’être le seul garçon, Yamada a invité un de ces meilleurs amis, Sin’Ichirô Orui, étudiant en deuxième année en section peinture. Il adore lire, parle peu et garde souvent le même comportement stoïque. Tout comme Natchan, il apprécie les balades dans la forêt. Nakajima y voit tout de suite un gros potentiel amoureux. Toutefois, l’adolescente n’est pas encore à se niveau de pensée. Elle constate que ces potes sont beaucoup plus matures qu’elle. Est-ce parce qu’elle n’est jamais sortie avec un garçon? Peut-être qu’elle essaie une soirée avec Sin’Ichirô pour voir. Mais la soirée tournera assez mal car ils ne partagent pas la même opinion qu’elle. « Cette séance ensemble, c’était juste pour tester mon manga… Désolée… Ca colle pas du tout… » (p. 194). Pour que les choses aillent bien, il faudrait faire cerveau commun. Du moins, c’est sa croyance limité et un très réductrice. Pour aimer quelqu’un, faut-il être d’accord sur tout et aimer les même choses? Au final, les différences permettent plutôt d’apprendre à se connaître et d’avoir des choses à se dire. Donc, on a hâte de lire la suite pour savoir comment ces deux là vont se rapproche. Et aussi quels choix va t’elle faire pour devenir plus mature?
Pour la suite, deux récits sont complémentaires. C’est dans ces moments que l’on voit la force d’écriture de Keigo Shinzo. Il les rend toujours plus vrais, plus humains et touchants. Il aborde des thèmes comme le manque de confiance en soi, la peur, le doute, le jugement social… Et surtout cela confirme qu’il n’est pas nécessaire de mettre des scènes de sexe ou de nudité gratuite tout comme de la violence, des abus, des humiliations pour rendre un récit intéressant. Le bonus repose aussi sur les scènes de cuisine qui donne toujours faim. Un moment sincère qui demande de l’investissement et qui rapproche les gens humblement.
On retrouve notre fine équipe dans un triangle amoureux. On l’attendait mais pas de la façon abordé. Isakawa est arrivé à prendre son courage à deux mains pour proposer un rencard à Yomogi. Le jour J l’enthousiasme est à son comble. Il s’était raconté toute une histoire. N’est-ce pas le plus évident pour un auteur? Les choses ne se déroulent pas comme prévu. Les deux ont passé une soirée très mouvementée et par conséquent, ils n’étaient pas au mieux de leur forme. En ouvrant leur coeur, le rendez-vous prend un autre tournant plus sincère et authentique. Lui veut aller plus loin et mieux la connaître. Seulement, voilà elle a un flash et se souvient qu’Hiroto lui avait aussi déclaré sa flamme. Elle va devoir choisir entre les deux. Choisir ce n’est pas son truc. Quelle décision va t’elle prendre? Entre temps, les deux hommes se rencontrent. Le hasard a fait que l’auteur est fan de l’autre à travers sa carrière courte au cinéma. Il lui propose même de participer à un casting. Maintenant, il sait qu’il ne veut pas retourner dans ce milieu. Son avenir se définit un peu mieux. Et en plus, il a un nouveau pote avec qui il va jouer au tennis de table. Comment le pot-aux-roses avec l’agente immobilière va apparaître?
On en apprend aussi plus sur elle. Tome après tome, on voit son chef la malmener et l’humilier gratuitement. On pourrait se dire que c’est normal comme comportement au Japon. Le besoin de domination est assez fort. Toutefois, derrière cette fiction se montre aussi des choses réelles de la société. La souffrance au travail ne devrait jamais être quelque chose d’acceptable. « Petite j’adorais examiner les plans de maisons à vendre. J’épluchais les annonces dans les moindres détails. Je m’imaginais comment y vivre, comment les meubler. C’est en partie ce qui m’a orientée vers ce métier. Et puis, je suis heureuse d’aider les clients à trouver le logement qui leur convient! Et j’écope d’un tas de tâches ingrates et démotivantes… La culture hiérarchique est rigide et dépassée, les mentalités sexistes… Hélas, les conditions de travail à l’agence ne sont pas terribles. C’est pour ça qu’un jour… j’aimerais me mettre à mon compte… et ouvrir une agence immobilière où les conditions de travail seront saines et équitables. » (pp. 70-71). Une dénonciation dans laquelle beaucoup d’individus peuvent se reconnaître. Jusqu’à l’inacceptable ne deviendra plus normal? En tout cas, on a hâte de voir évoluer toutes ces situations et voir comment les promesses envers eux vont être tenues.
Une lecture qui se fait doucement pour savourer ce moment avec l’ensemble des personnages. Un rendez-vous qui montre que tout le monde est intéressant avec ces contradictions et sa sensibilité.
L’avis Les Blablas de Tachan : « Ce fut donc un tome lumineux à lire, plein d’entrain, de moments de vie qu’on aurait pu connaître, de personnages qui se bougent et avancent à leur rythme, avec leurs incertitudes et leurs doutes, mais qui avancent quand même, ce qui les rend si sympathiques et touchants. Mention spéciale aux plus âgés pour moi ici dont j’aime le portrait de jeunes encore hésitants malgré leur entrée dans la vie active »
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