Quand l’injustice bat son plein, Blueberry ne peut pas rester là sans rien faire. Alors il se donne à 10 000% pour que la justice gagne à tout prix. Seulement, il n’est pas seul dans cette aventure et les opposants à la paix ne manquent pas.

4e de couverture
Blueberry est affecté à Fort Navajo (Arizona). En cours de chemin vers le Fort il rencontre le Lieutenant Graig. Blueberry va devoir manœuvrer entre l’inconscience de Graig et la haine des Indiens qui anime le commandant Bascom, bras droit du Colonel Dickson à Fort Navajo.

Mon avis
Sacré Blueberry. Le syndrome du sauveur reprend du service. Le déroulement de l’histoire prend son temps et les rebondissements ne manquent pas. Au Fort Navajo, on attend un message du big boss américain pour savoir si on tue tous les apaches ou pas. Faute de retour du messager, c’est massacre assuré. Blueberry ne veut pas rester là à rien faire. Donc, avec l’aval de son chef, il part chercher son ami et arrive à le sauver ainsi que le message. Il a vraiment un cul bordé de nouille ce gars. Graig a eu chaud car une myriade de fourmis rouge s’apprêtaient à le dévorer. Le Président américain veut tenter une nouvelle fois une transaction avec le chef des apaches.

Il y a de la zizanie aussi chez les indiens. Quelques dissidents souhaitent qu’une guerre se déclare. Certains sont persuadés d’être plus fort que les tuniques bleus. A croire que des flèches peuvent rivaliser avec des armes à feu. Bien entendu, quelques marchands ambulants ont des armes à leur vendre. Ont-ils de quoi les acheter? Notre héros va tout tenter pour rencontrer le chef indien pour mettre en place un traité de paix. Heureusement que Crowe débarque pour encore sauver les miches de son pote. Il n’était pas loin de se prendre une balle. Ce n’est que partie remise car plus tard, le voilà à nouveau sous les armes de la troupe de Jay-Hawker, ex soldats sudistes déserteurs réfugiés au Mexique. Heureusement que l’honneur pour la patrie existe. Il ne faut pas oublier le soldat qui a du sang indien dans le sang qui sauve plus d’une fois la vie du héros pas si solitaire. Il attire l’amitié solide de personne de confiance, qu’importe s’ils ne sont pas populaire. Le racisme est très ancré dans ce monde où la discrimination reste de mise.

On n’a pas le temps de souffler. C’est le lourd tribu d’être un héros hors du commun. Pour l’ordre et la justice, il est prêt à tout. Les méchants sont nombreux. Pour être bien dans l’esprit western, il faut de la misogynie tout de même. Il n’y a pas beaucoup de femmes. On trouve la fille dans le fort qui porte une robe avec des baleines. Elle est totalement superficielle, ne sait pas réfléchir et prend la mouche. Pour ces beaux yeux, Blueberry s’applique encore plus à la tâche. Et on a quelques blagues misogynes aussi pour souligner la faiblesse d’un homme. L’humour est important même quand c’est discriminant. « Je te dois une fière chandelle!… J’ai bien cru ne jamais plus pouvoir aller chez le coiffeur! » (p. 38). Ces propos ne servent à rien. Et la classique excuse c’est pour le cadre historique à des limites dont le non réalisme est implacable. Quand ce n’est pas pour montrer la faiblesse d’un homme, c’est pour montrer qu’ils sont des choses à protéger. « Coyotes!… Rascals!… vous aurez sur la conscience la mort de dizaines d’enfants de femmes et de braves soldats!… Lâches!… » (p. 44). Un aspect assez décevant de souligner la virilité d’un héros. Après, on n’a pas trop loin à chercher pour comprendre l’influence de la culture général sur le machisme et le patriarcat. Heureusement que le dessin des personnages sont assez imprécis et grossiers. Ainsi le valeureux est moins le gars qui aime rouler des mécaniques mais qui reste le gagnant.

Un tome dynamique qui ne s’essouffle jamais. Blueberry va t’il arriver à atteindre son objectif?

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