Il n’est pas facile de continuer normalement après le drame. Du moins, c’est ce que l’on pourrait croire. On ne savait pas à quel point la folie de la mère de Seiichi est grande.

4e de couverture
La famille Osabe se retrouve le temps d’une randonnée en montagne… Alors que les adultes font une pause pour pique-niquer dans une jolie clairière, les adolescents s’éloignent un moment pour explorer les environs. La mère de Seiichi ne tarde pas à partir à la recherche des deux cousins, qu’elle aperçoit sur une corniche… Soudain, Shigeru perd l’équilibre à deux pas du bord ! Seiko le rattrape juste à temps… puis le pousse dans le vide. Pourquoi ? Son fils n’en sait rien mais, pour lui, c’est le début du cauchemar…

Mon avis
On n’avait terminé le premier tome de façon assez saisissante. La mère de Seiichi a poussé son coussin du haut d’une montage car il s’était moqué d’elle. Dans son geste, aucun doute, aucune peur. Quand la police l’interroge, c’est un bête accident d’un gamin trop dynamique. Seiichi a t’il un autre choix que de confirmer les dires de sa maman? Il y a quelque chose dans son regard. Shuzo Oshimi travaille beaucoup sur les plans du visage et principalement les yeux. On y voit quelque chose de très glaçant. La peur et la folie que l’enfant voit en sa mère, le lecteur le ressent parfaitement. Le dessin est vraiment au service des émotions. Le malaise est assez permanent en tournant les pages. Quand on arrive à la fin, impossible de ne pas être surpris. L’ambiance est suffocante page après page. L’absence de texte se justifie grandement. Bien que le sujet soit assez peu évoqué, l’inceste se dévoile dans une scène effrayante. Jusqu’où cela peut aller? On a envie de savoir. Le talent du mangaka est flagrante car on a l’impression de vite tourner les pages et pourtant on est mal à l’aise. Il faut possède un sacré talent de conteur pour arriver à ça. Et il montre bien que le monde des apparences peut être truqué.

Une lecture terrifiante qui montre qu’il y a un fossé entre les apparences et ce qui peut se cacher derrière les murs.

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