
Il ne faut attendre des têtes pensantes qu’ils offrent des droits au peuple. Pour les acquérir, il est nécessaire de faire front commun et de lutter. Les droits méritent de mener des conquêtes.
4e de couverture
De la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen en 1789 à la constitutionnalisation de l’IVG en 2024, Mathilde Larrère nous plonge dans l’histoire de nos droits et des luttes qui les ont conquis.
Voter, vivre et travailler dignement, s’instruire, s’associer, publier librement, manifester, avorter… Tous ces droits — et bien d’autres encore — sont le fruit de longs combats contre ceux qui les entravent pour préserver leurs privilèges ou leurs intérêts. L’histoire de la conquête de nos droits montre comment chacun d’entre eux a été arraché, dans la rue, sur les barricades, dans les journaux, sur les piquets de grève. L’historienne Mathilde Larrère retrace les avancées (et les reculs) de ces luttes émancipatrices — jusqu’aux revendications les plus contemporaines.
Elle met au cœur de son récit leur caractère collectif, racontant les anonymes qui les ont portées, ensemble, autant que les personnages qui les incarnent. L’histoire des droits humains, politiques et sociaux des travailleurs et travailleuses, des femmes, des minorités sexuelles et des étrangers est aussi celle de la société française de la Révolution française à aujourd’hui. Les luttes ne sont jamais terminées et si les victoires se font parfois attendre, c’est grâce à elles que la société évolue pour viser à rendre réelle la belle devise des révolutionnaires : liberté, égalité, fraternité.
« On s’est battu·es pour les gagner, on se battra pour les garder ! »
Mon avis
On rentre dans le vif du sujet dès l’introduction. On oublie souvent qu’il a fallu se battre pour acquérir des droits mais aussi les conserver. Souvent l’Etat à tendance à réécrire l’Histoire pour s’approprier les réussites. Une façon aussi de dire que les élites veillent sur la population donc il est inutile de manifester. Et puis, on l’entend assez souvent que manifester n’aura aucun impact sur les lois. Faut-il en conclure que le seul moyen de choisir sa société se limite à quelques élections et le reste du temps il ne faut rien dire?
Mais les politiques n’ont pas souvent en objectif que le citoyen lambda. Alors comment vouloir défendre sa liberté et son équité? Au final, il n’y a guère d’autres façons que de lutter pour se faire entendre. On se souvient encore des gilets jaunes même si les médias à souvent discréditer le mouvement. Quand plusieurs couches sociales descendent dans la rue, c’est qu’il y a des problèmes graves. Jouer l’étonnement et la surprise de la part du gouvernement à des limites. Les évolutions sociales se font malheureusement toujours ainsi. Les historiens sont là pour cultiver cette mémoire que beaucoup voudrait faire oublier. Mathilde Larrère fait partie de ces femmes remarquables qui mettent en avant les conquêtes des droits. Cela se fait avec conviction et malgré la peur de se faire arrêter, voir incarcérer. Défendre ces droits est un vrai risque et quelque soit la période. Elle nous le démontre très bien que cela soit pendant la Révolution française à de nos jours. Ce qui est important à prendre en compte est qu’un droit peut se perdre et la société régresser. La vigilance est de mise face à la fourberie du législateur. Un enthousiasme nous parcours pendant la lecture. On sent l’enthousiasme à vouloir faire changer les choses pour une société avec plus d’équité, de respect et moins de collusion. Cela nous interroge aussi sur notre action et sur notre part d’initiative pour la société de demain. Rien de telle que cette lecture pour réenclencher notre colère justifiée. Quel citoyen voulons-nous être?
Il est bon de rappeler que les luttes d’hier restent toujours les luttes d’aujourd’hui. Les acteurs du changement de tout cela, restent tous les citoyens.

On s’est battus pour les gagner : Histoire de la conquête des droits en France

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