Il n’est pas facile de faire famille. Aucun mode d’emploi ne permet de créer un lien et de limiter l’amour. Une belle-mère est un rôle à construire toute sa vie.

4e de couverture
Amoureux avec enfant.
Belle-mère avant d’être maman.
Garde alternée et manque de temps.
Belle-fille avec qui ça se tend.
Dispute et grands bouleversements.
Rien de tout cela prévu au programme, évidemment.
Impression de faire de la figuration, souvent.
Pas envie de rester au second plan.
Ce n’est pas de la poésie, c’est la vraie vie.
On m’avait dit que les princes charmants n’avaient pas d’enfant,
Et je ne peux plus changer le casting à présent.
Mais peut-être que je peux choisir mon rôle
Et inventer mon film ?

Mon avis
Mathou est une artiste que l’on a envie de suivre grâce à son dessin chaleureux et réconfortant. Il est loin le temps où elle faisait des bd dite de nana. Elle livre une histoire touchante en collaboration avec Sophie Adriansen. Elles nous plongent dans le journal intime d’Anne Laure. L’amour la porte vers une rencontre amoureuse des plus étonnantes. Un homme qui a déjà une enfant, Myrtille. L’amour de Dan la pousse même à envisager une famille autrement avec une fille à eux, Cerise. Au début, tout est beau rempli de tendresse. Un jour, tout tourne au vinaigre surtout avec la belle fille et c’est le drame. Elle décide de prendre un nouveau départ. Après quelques temps, Myrtille revient dans sa vie et une nouvelle relation se déploie. Les familles recomposées n’ont pas de règles établies, juste du lien sincère. Les bédéastes retracent parfaitement le témoignage d’une femme qui se sent la figurante dans une relation. On suit les choses en s’attachant aux filles curieuses, passionnées et avec de l’attention. La crise d’adolescence fait ces ravages habituels. La lecture est sympathique mais tout semble assez caricatural. On ne peut pas passer à tout est tout le temps merveilleux à tout est horrible et triste. Pas de tempérance, jamais. A cause de ça, cela rend les choses pas très crédible. Quel parent possède un bébé et tout est rose tous les jours? Le sérieux veut s’apporter avec des informations sourcées en fin d’album aussi bien sur les expressions que les droits des beaux parents. En effet, chaque pays possède des approches très différentes. La famille est aussi ce que chacun veut en faire en dehors de ce que défini la loi. D’autant que les règles peuvent évoluer pour basculer vers un conservatisme discriminant. On félicite le duo d’avoir choisi un sujet très peu présent dans le 9e art avec une approche positive. Un lien d’affection ne s’arrête pas forcément avec une séparation. Par contre, le récit aurait plus semblé plus vraisemblable et moins le monde des bisounours avec un gros vilain nuage noir à un moment.

Une lecture en demi-teinte qui semble à moitié abouti malgré des dessins très chaleureux.

Laisser un commentaire