Benoît adore rendre service aux gens. Quand on lui demande de voler un fétiche africain, il s’y plie avec plaisir. Par contre, il n’aime se faire manipuler et alors il fait appel à la police.

4e de couverture
Petit garçon doué d’une force herculéenne, Benoit use de son pouvoir pour combattre les méchants. Mais qu’il sorte un mouchoir, et le voilà dans de beaux draps. En effet, le moindre rhume le rend faible comme un nouveau né !

Mon avis
Lire Benoît Brisefer est toujours une aventure. Un gamin de 8 ans avec des supers pouvoirs commet toujours des méfaits pour des méchants haut en couleurs. Il n’est pas très futé et croit toujours naïvement ce qu’on lui raconte. L’esprit critique est proche de zéro. On l’enlève dans la rue pour lui demander de voler un objet dans une exposition. Il ne dit rien, ne demande pas que l’on appelle la police ni même ces parents. La passivité c’est son truc au final. Les méchants arrivent à lui car le patron du cirque Bodoni, du tome précédent, donne toutes les informations sur Benoît, un mineur à une inconnue. Elle semble de la haute société donc il s’abaisse à obéir bêtement à sa requête. Les gens sont vraiment niais. Elle sait même que le point faible de Benoît avec le rhume. A partir de là débute une histoire assez tirée par les cheveux. Le petiot vole un bien pour sauver un vieux monsieur. Quand il se rend compte que l’on s’est joué de lui, il veut régler ses comptes et appeler la police. Ne pas parler à des inconnus, il ne connaît pas. Etonnant dans un album pour les enfants très moraliste. Il ne dit jamais de gros mot. « Et votre sirop d’orgeat, vous savez ce que vous pouvez en faire? Vous pouvez le verser dans l’évier, parce que c’est pas bon! » (p. 11). Sans oublier les expressions d’une autre époque comme « Tirer la bobinette et la chevillette cherra! » (p. 20) qui ont presque disparue. Et la phrase de fin comme quoi les fabricants de canon ont le droit d’être maudit car ils ne sont pas des gentils. Où est la limite entre les gentils et méchants? Démonia est une femme cruelle, autoritaire et manipulatrice. Pour de l’argent, elle est prête à tout, même utilisé l’innocence d’un enfant. Benoît Brisefer se fit bêtement aux adultes, comme quoi il faut faire attention à eux. Lui en tout cas, n’en jamais cette conclusion. Encore une fois, on ne voit pas ces parents qui ne sont jamais inquiets et dans son entourage, il n’y a que des personnes âgées. Qu’est-ce que va nous réserver la suite?

Une lecture encore surprenante d’un garçon qui suit naïvement n’importe qui, même si on l’enlève dans la rue.

3 réponses à « Benoît Brisefer – Tome 7 – Le fétiche – Peyo et Blesteau »

  1. Avatar de belette2911

    Je n’avais pas aimé cet album, lorsque je l’avais lu, gamine. Il date de 1978. Oui, effectivement, il est très niais :/

    1. Avatar de noctenbule

      Je vais poursuivre ma lecture des lectures de nos jeunesses car je crois que je ne suis pas au bout de mes surprises.

      1. Avatar de belette2911

        Sans aucun doute…

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