Pas le temps de s’ennuyer dans la famille de Boule et Bill. Le garçonnet avec son toutou débordent d’imagination pour faire des bêtises. Le quotidien est ponctué d’aventures où toute la famille doit réagir et participer.

4e de couverture
Boule, un petit garçon comme les autres, a comme meilleur copain Bill, son adorable et facétieux cocker. Outre Boule, Bill a une autre grande passion : Caroline, la mignonne tortue… Dans un univers familial plein de gentillesse et de joie de vivre, les bêtises et les espiègleries de Boule et Bill déchainent les éclats de rire des lecteurs de tout âge.

Mon avis
On retrouve la même famille avec une maman juste présente en toile de fond. Elle fait les courses, le ménage et dépense l’argent durement gagner par la père. Le père a un patron sévère et méchant. Il fait tout ce qu’il lui demande même en dehors des heures de travail. La soumission est normale face à son boss. Une vision d’une autre époque qui espérons ne reviendra pas. Boule est l’enfant roi où le père cède à tout. D’ailleurs, il est un personnage clé qui contribue aux rebondissements et à l’improbable. Il cède même à des caprices de chien. Jean Roba possède une grande imagination et doit trouver une succession de gags pour toujours se renouveler. Il joue sur le côté pseudo-bricoleur du paternel, l’obsession des os pour le chien, l’orgueil du gamin, l’esprit de défi du meilleur ami de Boule, la chasseur maladroit ou le policier procédurier et autoritaire. Grâce à son album, on apprend l’origine de la fameuse 2 CV rouge. On voit un autre personnage féminin avec Noisette qui est proprette sur elle et ressemble à une fille sage. Elle ne fait jamais de bêtises. Le dernier élément assez amusant pour un lecture du 21e est des expressions d’un autre temps comme zazou. Est-ce qu’un enfant de 9/10 ans comprendrait? On en doute d’autant plus que le langage est assez soutenu et très éloigné de la langue parlée. Une lecture qui montre une certaine forme d’humour, d’humiliation et de violence tolérable à une autre époque.

Une lecture qui montre que la façon de concevoir le monde à évoluer et que les imaginaires peuvent se construire.

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