
Tout le monde connaît le nom de Ludwig von Beethoven. Par contre, on ne connaît pas forcément la jeunesse de certains artistes. Mikaël Ross propose de rencontrer ce compositeur et musicien hors du commun dès son plus jeune âge.
4e de couverture
Petit-fils et fils de musicien, mais un père alcoolique et endetté qui veut surtout tirer profit de ses talents. Une mère aimante qui meurt quand il a dix-sept ans. Un talent brut extraordinaire mais une prime éducation musicale lacunaire. Compositeur révolutionnaire atteint de surdité précoce… Tout, chez Ludwig van Beethoven, relève d’une extrême dualité, d’un destin au mieux compliqué, au pire contrarié.
Mikael Ross raconte cette jeunesse d’un génie avec une énergie folle et une vraie virtuosité.

Mon avis
Quand on regarde la couverture, on tombe sous le charme. Un garçon passionné devant un piano et la création semble extraordinaire. Le trait, qui fait penser à celui de Catherine Meurisse, intrigue. On veut absolument aller plus loin et savoir ce que nous réserve Mikaël Ross. Par contre, pour les fan de Ludwig von Beethoven, ce n’est pas une biographie officielle. C’est une fiction drôle et sensible, il a pris quelques libertés scénaristiques. Bien souvent, c’est très irrévérencieux et on apprécie ça. On rencontre un Mozart ultra-narcissique, un père raté et alcoolique, une voisine bienveillante et loufoque… La misère côtoie la richesse avec des frontières très poreuses. L’art est aussi un milieu qui peu facilement aller d’un espace à l’autre. Le piano est un instrument de posture sociale. Heureusement que l’enfant précoce avait un talent pour créer des morceaux jamais entendu. La retranscription de l’émotion produite est fabuleuse. Impossible de pas y transcrire une émotion musicale que l’on aurait déjà ressenti. Personne n’est neutre face à la musique. Puis, le gamin grandit et découvre les premiers émois, l’envie de faire l’amour, d’embrasser et l’angoisse qui se présente sous forme de diarrhée. Quand on arrive après les 200 pages, on aurait bien envie de poursuivre. Surtout que Ludwig commence à perdre l’audition. Mais non, les choses s’arrêtent ici. Comme quoi, une fois que l’on se plonge dans un récit très bien construit on ne veut plus le quitter.
Une découverte audacieuse et avec du panache d’un musicien classique qui donne une autre dimension aux notes.
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