Le tueur a enfin plus d’informations. Il décide alors de de prendre une décision assez radicale. Un nouveau départ s’impose entouré de gens de confiance.

4e de couverture
Après ses aventures au Venezuela, le Tueur a fait retraite au Mexique, où il retrouve son vieux complice Mariano, l’homme des cartels colombiens. Mais le contact n’est pas rompu avec les Cubains, via la séduisante Katia. Ceux-ci, toujours désireux d’exploiter leurs ressources pétrolières récemment découvertes, mais soucieux de préserver leur indépendance politique, vont utiliser le Tueur pour peser sur les décisions des Etats-Unis et de leurs alliés dans le grand jeu géopolitique mondial dont le pétrole est l’enjeu. Un triple assassinat est commandité au Texas. Mais ce n’est que la partie apparente de la confrontation silencieuse qui vient de s’engager. Dans la coulisse, d’autres configurations se mettent en place, aussi dangereuses que surprenantes. Et elles concernent le Tueur de très, très près…

Mon avis
On pensait que l’on allait assister à la réunion au sommet sur laquelle se clôturait le tome précédent. Nous n’en aurons que des brides. Cet album propose un virage un peu brusque dans l’Histoire. Après avoir présenté un cadre géopolitique, un nouvel acteur apparaît avec les émirats arabes. Par conséquent, on a le droit à une explication comment ils blanchissent l’argent. « – Comme les arabes avec l’après-pétrole? – Sauf qu’ils ne le font pas. Ils se construisent des circuits de formule 1 et des gratte-ciel au milieu de nulle part, ils s’achètent des banques, des clubs de foot et des compagnies aériennes. J’avoue que la logique m’échappe. Moi, je pense que la seule alternative, c’est le pouvoir. C’est ça, l’avenir. » (p. 7). Un choix stratégique que n’a pas choisi le cartel de la drogue. Mais c’est une source d’inspiration qui permet à Mariano d’avoir un projet hors du commun. Cela est aussi l’occasion d’avoir encore ce moment d’argumentations nihiliste, style du tueur. Une nouvelle dynamique se déploie avec une team d’enfer. Que peut produire un tueur à gage, un ex agent de la CIA et un membre d’un cartel colombien? Ils sont lassés de leur boulot et veulent relever de nouveaux défis. Ils choisiront où agir et il ne manquera jamais de clients. Les choses sont vues en très grand avec un bâtiment gigantesque avec en lettres dorées écrits dessus : Petroleo Futuro Internacional. C’est en lien avec le fameux fil rouge du pétrole. « Ils sont en train de s’organiser avec les vénézuéliens et les chinois pour le pétrole. Ca en irrite certains, si tu vois ce que je peux dire. » (p. 4) et « Un important contrat d’approvisionnement en pétrole avait été signé par la Chine avec l’Arabie Saoudite dans la foulée, au grand dam des américains… » (p. 40). Le tueur n’oublie pas sa famille, même si elle est presque absente. Il admire le choix de vivre dans la foret. Par conséquent, pour qu’ils puissent continuer à garder ce mode de vie, il a acheté toutes les terres à perte de vue. Ainsi quoiqu’il arrive, eux seront préserver de la cruauté du monde extérieur. « La plupart de ceux qui franchissent a frontière, affrontent le désert à pied et jouent à cache-cache avec les flics cherche une vie meilleure, un boulot, à rejoindre un membre de leur famille… Ce ne sont ni des truands, ni des salopards. Juste des pauvres gens prêts à en baver, à aller s’entasser dans des ghettos et à se faire traiter comme de la merde en échange de quelques dollars. D’autant plus qu’il n’y a pas si longtemps, ce pays était le leur…  » (p. 18). Graphiquement, le travail numérique prend plus de place et s’affirme complètement comme l’identité visuelle de la série.

Une lecture qui nous tient tome après tome.

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