Il faut prendre parfois du recul pour un nouveau départ. La famille quitte la ville pour la campagne et une vie plus seine. L’acclimatation amène à de nombreuses aventures.

4ème de couverture
« Et voilà que maman, en mode écolo-relou, s’est mis en tête que la ville c’était trop pollué pour nous et qu’on allait déménager à la campagne pour profiter de l’air pur et des légumes bio ! L’horreur… »

Ben oui, Slipi est un petit garçon qui passerait bien sa vie devant la télé, à jouer aux jeux vidéo en se goinfrant de gâteaux ! Alors, un changement de vie aussi radical, c’est pas facile, faut retrouver ses marques ! Heureusement, grâce à ses nouveaux potes Jo et Jean-Miche, Slipi va pouvoir affronter la nouvelle cour de récré et un monde d’adultes parfois bien étranges… Tout ça avec une bonne dose de rigolade, bien sûr !

Mon avis
Bénédicte Moret et Aude-Eglantine Rozier ont décidé pour leur série de montrer une famille monoparentale heureuse. Une mère blanche avec deux enfants de couleurs, un choix assez rare en bande dessinée jeunesse. Une représentation assez fidèle à la réalité de la diversité de la société qui fait plaisir à voir. Le trio d’adapte assez vite à la vie à la campagne très différente de la ville. Les petites histoires tournent principalement autour de Slipi, le plus jeune qui est maladroit, timide et pleins de bonne volonté. Cela permet de proposer des gags qui feront rire les plus jeunes. C’est aussi l’occasion de parler de sujets comme l’amitié, la différence, l’abus de télévision, de jeux vidéos… Les thèmes restent abordés de façon légère. L’écologie est omniprésente et cela débute avec ça : « Bonsoir. Je suis Barry Rougelmack et ce soir dans votre magazine « de 8 à 9″, c’est un bien triste constat que je vous présente… Une espèce vivantes disparaît toutes les 15 minutes. Ce sont 200 kg de déchets qui arrivent dans les océans chaque seconde… Si vous ne faisons rien, nous ne pourrons pas freiner le réchauffement climatique… Nous prélevons, émettons et polluons en 7 mois ce que nous devrions faire en 1 an… Notre planète ne peut le supporter… Guerre climatique, tempêtes, catastrophes naturelles… Les pauvres de plus en plus pauvre, la précarité augmente… Les migrants sont rejetés et laissés à l’abandon. » (pp. 5-6). Est également évoqué le don à des associations? « Ben ouais… réfléchis : des gens vont pouvoir les acheter beaucoup moins cher au lieu de racheter des objets neufs hors de prix… et ils vont encore les utiliser longtemps avant de peut-être les remettre dans d’autres circuits de consommation solidaire. »(p. 15). On aurait apprécié la présence de plus d’informations pour que le jeune lecteur puisse s’approprier mieux la complexité des faits. Par contre, il me semble que 9 ans est l’âge plus adapté que 7 ans. Le vocabulaire, la densité de texte, les références culturelles… cela fait beaucoup à assimiler et à comprendre. Cela a du être entendu par l’éditeur puisque le tome 2 est noté à partir de cet âge.

Au final, c’est un moment de lecture sympathique qui donne envie de retrouver tout le monde.


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