Le métier de tueur est assez solitaire. Quand on commence à créer des attaches, les choses changent. Le sang coulera avec des cadavres, mais autrement.

4e de couverture
Une grande ville. Le meilleur endroit possible pour passer inaperçu en attendant que les choses se tassent. Pour faire le point et voir venir, le Tueur se planque à Paris. Et puis le temps que « la fille », sa petite amie, se remette. Elle s’est fait salement amocher, au Venezuela. Attendre. Essayer de comprendre. Le cas échéant, buter les responsables. Mariano débarque (voir T3 : « La Dette »), comment a-t-il fait pour le retrouver, celui-là ? Le « parrain », l’oncle de Mariano, a bien apprécié les services du Tueur, il lui a donc envoyé son neveu pour le lui faire savoir et le mettre sur la piste de ceux qui ont esquinté « la fille ». Mais on n’a rien sans rien. Le « parrain » ne lui rendrait pas un tel service sans en attendre un autre en retour. D’ailleurs, Mariano ne tardera pas à lui faire savoir de quoi il retourne… En tout cas, le Tueur est en train de déroger à sa sacro-sainte règle de solitude. Il y a des gens qui font leurs preuves, c’est comme ça. Affaire à suivre.

Mon avis
Tout commence avec des tergiversations du tueur. C’est la structure de la série d’être plongé dans son esprit. La culpabilité n’est jamais au rendez-vous. Il est face de sa victime qui dort. Doit-il la réveiller pour l’assassiner? Doit-il voir la mort en face? Selon lui, oui. Mais tout le monde ne partage pas forcément son avis. Donc, il tire une balle dans la tête pour être certain qu’aucune souffrance ne soit là. Pour rentrer, il prend un long chemin. En arrivant chez lui, la colère et la suspicion se présentent. Trois hommes ont brûlé sa maison et agressé sa jolie compagne. Qui est derrière tout ça? Qui pouvait connaître ces informations sur lui? Qui pouvait avoir accès aux informations sur lui? Direction Paris, dans un petit pied à terre où il soigne son amoureuse/plan cul. Mariano fait son retour. Il y a des informations qui pourraient l’intéresser. Ces intérêts convergent avec celui du grand patron. Il faut des réponses. Toutefois, un guet-apens se tramait. Les choses semblaient plus complexes. Jusqu’à quel point? Voilà une intrigue qui devrait compléter plusieurs tomes.

Un nouveau personnage fait son apparition avec un voisin d’immeuble qui est flic. Dans ce groupe, tous semblent louches et pas très honnêtes. Jouent-ils double jeu? Les questions fusent pour nous inciter à poursuivre la lecture. Le rythme semble plus lent et l’histoire commence à être tiré par les cheveux. Espérons que c’est juste un petit coup de mou et non un signe de ce qui nous attend par la suite. La mise en page privilégie de grandes cases sans trop de détails inutiles. On a même le droit à deux doubles pages avec une superpositions de moments sans cases, sans bulles. Chaque moment se caractérise par une identité de teinte très marquée avec du bleu, du jaune, du vert… Rien n’est laissé au hasard.

Une série qui nous montre un tueur plus vraiment solitaire qui doit trouver qui veut l’abattre et pourquoi. La liste n’est pas très grande.

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