
Le Vatican cache bien des secrets. Quand un se dévoile avec un risque de mort de masse, tout est remis en question. L’équipe Triumvirat est appelée car le danger est trop présent.
4e de couverture
Quiconque s’en empare deviendra le maître de la planète…
Jean Nomane est le Rectificateur. Agent d’élite du Triumvirat, véritable machine à tuer, il est envoyé en mission à Pyongyang, en Corée du Nord. Sur place, le despote mégalomane Cho Ihn Kyang a fait construire dans le plus grand des secrets un laboratoire capable de synthétiser le Lacrima Christi. Sous le poétique nom de « Larmes du Christ » se cache en réalité la souche de la plus effroyable peste que l’humanité ait jamais connue, élaborée des siècles auparavant par le célèbre alchimiste Biancofuori. C’est le Gardien du Sang Bencivenni qui l’a découvert au large d Haïfa, onze mois plus tôt. Et celui-ci n’a pas hésité à trahir ses commanditaires pour vendre cette arme terrible au plus offrant…
Cette année, découvrez la toute nouvelle saison du Triangle Secret ! Toujours orchestrée de main de maître par l’architecte Didier Convard et dessinée par le trait précis de Denis Falque, Lacrima Christi est un récit d’espionnage haletant sur fond de mystères religieux, nous montrant les dérives de la science quand celle-ci est utilisée à des fins mercantiles.

Mon avis
La série se nomme « Lacrima Christi » que l’on peut traduire facilement par les larmes du Christ. Un laboratoire coréen est arrivé à les synthétiser pour en faire une arme. Si un morceau de larme est libéré des milliers de morts seront à déplorer. Donc le pape veut récupérer ces larmes qui ont un pouvoir non négligeable dont avait la charge de récupération une équipe qui n’est pas censé exister. L’appât de l’argent change la donne. Un agent décide de tuer ces collègues pour voler l’objet. Panique au Vatican car un carnage est possible et ça arrive. On nous l’a vendu donc on l’a. L’image de la couverture n’est pas vide de sens. On découvre l’alchimiste Biancofuori qui a trouvé le moyen de réguler l’expansion de la population. Une vision un peu malthusienne comme on retrouve souvent.
Le cadre est posé avec l’ensemble des parties prenantes. D’un côté, le haut de la pyramide avec le pape et un haut gradé qui a des intérêts différents. Donc, il y a des dissensus en interne très marqués. Seul, le lecteur est informé du fossé qui amène à des conflits importants. Toutefois, on ignore si l’objectif est commun. Le Triumvirat est mandaté et découvre cette tension. C’est eux qui sont au coeur de l’aventure. Face à eux, l’équipe qui a été trahit et qui se reconstitue. Une concurrence avec des enjeux différents ainsi qu’une reconnaissance institutionnelle. L’équipe au centre du récit est assez singulière avec un autiste hypermnésique, une femme qui lit les visages ainsi que les attitudes et un autre doué dans les armes à feu, le combat. Et un chef qui coordonne l’équipe et facilite les échanges.
Les systèmes pyramidales semble moins marqué du côté des méchants. Moins d’intermédiaire, moins de chefs, plus d’argent, moins de trace, moins de scrupule, pas d’éthique. Tous les individus sont particuliers et pas du tout réaliste. La structure comme ces personnages assez clichés sont propres à ce genre de série qui mélange suspens, politique, policier, fantastique… On se doute bien que l’on aura notre lot de rebondissements improbables. Dans les cadavres des personnes influentes devraient apparaître pour donner une dose de drame supplémentaire. Les codes classiques sont respectés et les adeptes seront comblés. D’autant plus s’ils ont déjà lu les autres épopées avec « I.N.R.I », « Les Gardiens du sang » et « Hertz ». L’ésotérisme change des dealers de drogues, d’armes et les gars de la finance. Néanmoins, la structure ne change pas car que l’on porte une soutane que l’on est meilleur que ceux en costume. L’homme reste un manipulateur, un voleur, un tricheur, avide de fric et de sexe. En tout cas, l’ennui n’est pas au rendez-vous avec une petite envie d’aller plus loin.
Une série qui a tout les aspects classiques et qui arrive tout à nous emporter. Les larmes du Christ vont-elles effacer une partie du monde?
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